La vérité sur les aliens

Pondu le 23 juin 2011 - 2 commentaires

Je vais vous parler aujourd’hui d’un sujet hautement important1 : les extra-terrestres.

Nous n’allons pas parler de tous les extra-terrestres mais nous focaliser sur ceux qui se sont lamentablement écrasés une nuit de 1947 à Roswell (Nouveau-Mexique) alors qu’ils rentraient d’une tournée des bars en l’honneur de Roger l’ET (Extra-Terrestre) qui allait se marier avec une jolie tentacule verte la semaine suivante. Ce qui me donne l’occasion de vous rappeler que premièrement l’alcool au volant c’est mal, et que  deuxièmement il est bien connu qu’épouser un truc vert porte malheur.

Comme vous le savez sûrement, cet incident à peine digne de figurer dans les faits divers d’un journal local continue d’alimenter des folles rumeurs de la part de gens tellement étranges qu’ils feraient passer les Extra-terrestres pour des gens socialement bien intégrés. On a même eu droit à une autopsie d’ET qui était superbement bidonnée.

La plupart des gens s’en foutent, mais parmi ceux que ça intéresse beaucoup pensent qu’on est certainement pas tout seuls dans l’Univers. Ce qui rend la thèse des ET bourrés qui se sont plantés dans un platane tout à fait plausible.

Si on part du postulat que la vie intelligente existe ailleurs que sur notre planète, et que cette vie a les moyens de se balader dans l’espace inter-sidéral, qu’irait-elle foutre sur une planète où des primates à peine descendus de leur arbre en sont encore à essayer de savoir qui de l’éléphant ou du rhinocéros est le plus balèze. Les ET répondraient d’ailleurs que même en associant un éléphant à un rhinocéros ils seraient moins balèzes qu’un Sglormuk Veniarque, qui est comme chacun sait la créature la plus balèze de l’Univers. Ce qui rend le débat caduque.

Programme d'échange de femelles dans le cadre du développement du tourisme sexuel inter-planétaire

Ces ET n’ont donc objectivement aucune raison de se rendre par chez nous. Les humains sont notoirement bruyants, ils envoient des signaux à tire-larigot sans se soucier de la pollution des ondes et leurs pornos n’exciteraient même pas un panda. Pire, ils tiennent des blogs dans lesquels ils causent de trucs futiles.

Et pourtant, d’après les témoignages de gens au taux d’alcool pas trop élevé, des tas d’ET sont déjà venus nous voir. Vous vous en doutez, j’ai une théorie à ce sujet : les ET qu’on voit débouler chez nous sont des déchets, des asociaux, des pervers venus tester leurs dernières sondes anales et des pseudo-scientifiques qui se disent que l’étude de ces mammifères dont les mamelles sont parfois en plastique sont un sujet de thèse facile et qui ne demande pas trop d’efforts.

A l’image des occidentaux qui parcourent le tiers-monde comme des clodos parce qu’ils pensent que ça améliorera leur karma et que la rencontre avec les pauvres leur ouvrira l’esprit en les forçant à partager le peu qu’ils ont avec des étrangers qui pourraient gagner en 1 heure dans leur pays capitaliste ce que eux gagnent en une semaine dans leur contrée merdique, on se coltine donc des aliens alter-mondialistes en vadrouille, venus dans leurs poubelles de l’espace pour rencontrer des pauvres. Sauf que comme les humains sont passablement égoïstes et xénophobes, la principale réaction qu’ils rencontrent est hostile à leur égard.

Ce qui fait que ce qu’on prend pour de la haute technologie extra-terrestre est en fait un reliquat délabré de ce qui se faisait il y a quelques siècles. A titre de comparaison, c’est comme si on présentait à un homme de néandertal2 un minitel3 en lui disant que c’est le must de la communication. Je vous accorde que pour lui ça serait un sacré bond technologique en avant, mais n’empêche qu’on se serait bien foutu de lui à l’heure de nos smartphones.

Et si encore ils en profitaient pour balancer des messages écolos genre « Ne bousillez pas votre planète, toutes les autres sont déjà prises » ou « Vous pourriez pas baisser la radio ? On entend que vous dans tout le Système Solaire ! », ils serviraient au moins à quelque chose. Mais même pas. Désespérants d’inutilité…

Où en étais-je donc… Ah oui, Roswell. Je suis spontanément tenté de dire que même en tant qu’humain, Roswell est un coin paumé plein de bouseux d’un attrait touristique totalement nul. Donc pour que des ET aillent s’écraser là-bas, c’est qu’ils avaient une sacrément bonne raison d’y aller. Genre ils faisaient du trafic de drogue, de caca de panda, de furets ou une collection sous le manteau des meilleurs blagues mexicaines. Ou pire, ils contrefaisaient des DVD4. Vous conviendrez avec moi de la patibularité de ces individus aliens, des gens peu fréquentables que vous ne présenteriez pas à vos parents mesdemoiselles (surtout que même si les sex-toys se sont largement démocratisés, c’est toujours délicat d’avouer à ses géniteurs son goût pour les sondes en vigueur chez les extra-terrestres).

Ce qui fait que je ne comprend pas très bien que les ufologues puissent s’extasier de la venue sur notre planète de délinquants ou de paumés. Et pour vous prouver que mon raisonnement est juste, ces mêmes ET en sont réduits à jouer dans une pub pour Canal+ dans une tenue que même notre défunt Carlos aurait réprouvé. Si c’est un signe d’intelligence supérieure, je préfère rester con.


  1. Je ne sais pas pourquoi je précise à chaque fois que c’est important, étant donné que les sujets de toutes mes notes sont de la plus extrême importance, à l’exception de celles sur les chats peut-être. 

  2. Qui avait paraît-il un plus gros cerveau que Cro-Magnon. Comme quoi y a pas que la taille qui compte. En tout cas pas celle du cerveau. 

  3. J’aurais pu prendre en exemple le télégraphe, mais c’eut été passer sous silence cette formidable invention française qu’est le minitel. En plus le télégraphe c’est rien que du tam-tam ou des signaux de fumée transformés en signaux électriques. 

  4. Je sais c’est idiot vu que les DVD n’existaient pas en 1947. Et vu que la technologie a plutôt été conçue au Japon, ça ne peut pas provenir d’eux. On va dire que je ne suis pas à une incohérence près. 

Je parle souvent pour ne rien dire, vite je commente !


Les microbes vont à la crèche

Pondu le 5 septembre 2007 - 30 commentaires

L’inconvénient de fréquenter des gens qui bossent dans des crèches1, c’est qu’on risque sa peau à chaque fois qu’on les voit. En effet, travailler dans un environnement plein de petits nenfants c’est s’exposer à un nombre astronomique de microbes et bactéries en tout genre. Les scientifiques du National Child and Other Trash Institut à Spring Green dans le Wisconsin (USA) ont calculé qu’il y avait environ trois fois plus de microbes dans une crèche que d’atomes dans tout l’univers, ce qui représente quand même un gros nombre.

En 1966, Yakubu Gowon au Nigeria proposa que les enfants du monde entier soient rassemblés en des lieux sobrement nommés Camps pour Jeunesse Forcément Délinquante. Sa proposition fit l’unanimité dans sa famille (il faut dire que ses enfants étaient de vrais monstres), mais ne remporta qu’un faible succès ailleurs. Vexé, Yakubu décida de déclencher une guerre civile l’année suivante en beuglant en public que les biafrais étaient des gros nuls, et que l’éléphant était incontestablement plus fort que le rhinocéros.

Mais son idée fut reprise petit à petit quand on se rendit compte que c’était plus facile pour les parents de parquer leurs mômes avec ceux des autres parents et d’aller bosser tranquillement. En plus ça créait des emplois, des richesses, c’était donc bien cool. On appela sobrement ces endroits Crèches2 en raison d’une obscure croyance religieuse impliquant un âne et un boeuf dans la naissance d’un bébé dont personne n’a presque entendu parler depuis 2000 ans. Soyons honnêtes, c’était une riche idée.

Mais comme avec tout les trucs fantastiques, il y a des inconvénients majeurs : les employés destinés à travailler dans ces endroits sont obligatoirement lobotomisés dès leur plus jeune âge. L’opération est superficielle et quasiment indétectable, mais elle permet à ces êtres damnés de supporter une progéniture qui n’est même pas la leur à longueur de journée. Il en va de même pour toutes les personnes exerçant des professions en contact avec les enfants3 bien évidemment. D’autre part, il y a ce fameux problème de microbes dont je vous parlais au début de la note. Certes les médecins et autres charlatans pour enfants se frottent les mains, ça leur fait une source de revenus inépuisable, mais la promiscuité de la population normale avec le personnel des crèches est un problème qui aurait du être évoqué aux dernières élections présidentielles. En effet, si les gamins véhiculent des microbes, ceux-ci vont se transmettre au personnel, qui va ensuite le transmettre à son tour à ses proches/caissières de supermarchés/compagnons de cellule.

Tout ça pour dire qu’on m’a refilé un vieux rhume qui fait couler les naseaux4.

Ah ah, ceci est un message super bien caché : je vous conspue largement, bande de moules !

PS : ça n’a aucun rapport avec cette note, mais même en aimant les chats on ne peut que reconnaître qu’ils y en a qui sont pas très nets dans leur tête : http://www.dailymotion.com/video/x2pbrt_130-chats-de-compagnie_animals .


  1. Juste pour la provoc : ces gens-là ont choisi comme vocation de torcher du cul de gamin à longueur de journée. Ca implique soit des penchants scatophiles, soit un concept qui m’échappe largement. 

  2. La personne qui se sentira visée par mes propos et qui ne manquera pas de faire une remarque acerbe pourra peut-être m’éclairer, il me semble bien qu’elle m’a dit que ça avait changé de nom pour un truc plus pompeux, elle sera bien aimable de le signaler dans les commentaires merci. 

  3. Si vous en faites partie et que vous ne me croyez pas, demandez à vos parents. S’ils sont honnêtes ils vous diront que j’ai raison. S’ils jurent que non, alors vos parents sont d’infâmes menteurs. 

  4. Note pour les autorités parentales : je refuse catégoriquement de prendre quoi que ce soit pour me soigner, un bon paquet de mouchoirs et un peu de temps soignent bien mieux que des médocs qui finiraient par rendre mon système immunitaire aussi feignant qu’un corse à l’heure de la sieste. 

Je suis fan de chats, vite je commente !


Les bonimenteurs sont des fumistes

Pondu le 10 juin 2007 - 18 commentaires

Je suis allé récemment à la Foire de Bourges. Les foires sont l’occasion de voir dans leur habitat naturel des êtres étranges qui vivent dans des stands, braillent beaucoup et sont à l’affût du moindre badaud : les bonimenteurs de foire.

Le bonimenteur est un personnage que je n’aime pas pour beaucoup de raisons, la première c’est parce qu’il essaie de me parler alors que moi je n’en ai aucune envie. Toute la stratégie de cette personne consiste à vous faire croire que pendant quelques minutes vous êtes des amis, des vieux potes, et du coup il tente en bon pote de vous refourguer des trucs qui vont vous changer la vie1

Dans bonimenteur il y a menteur, c’est pas pour rien. Car l’être abject qui décide de devenir bonimenteur est voué à la damnation pour l’éternité. Curieusement, on trouve quand même des gens pour accepter ce job. Bref, le bonimenteur est le roi du bobard. Et plus c’est gros, plus ça passe.

Au hasard de pérégrinations qui n’étaient pas les miennes (c’est l’inconvénient d’aller à une foire avec des gens, on est aussi oligé de tenir compte de leurs goûts), j’ai pu capter un extrait de la discussion monologuée d’un charlatan tenancier d’un stand de médecine par les plantes. Le gars était très vindicatif quand à notre société de consommation alimentaire, et affichait un air scandalisé et convaincu :

« – Oui ma brave dame, faut voir tout ce qu’on trouve dans les barres de céréales pour les gamins ! Vous pouvez lire la composition et aller voir sur Internet, c’est que des trucs toxiques. Ca les empoisonne ! Faut se méfier de tous ces conservateurs, c’est vraiment dangereux pour la santé ! »

J’aurais pu à la rigueur pardonner à ce type le fait qu’il raconte autant d’âneries, puisque si on va vérifier sur Internet la composition de ces barres on se rend vite compte qu’ils sont assez inoffensifs. Après tout, c’est son taf de vendre du naturel, de la plante qui vous fait mincir, du bain de pied qui vous enlève la migraine grâce à une décoction de marguerites, etc.

Mais quand même, on l’a croisé une demi-heure plus tard avec une clope au bec.


  1. Bien évidemment, l’épluche légumes magique qu’il vous a vendu pour la modique somme d’un rein finira au fond d’un tiroir sans avoir jamais servi. 

Je trouve qu'on ne parle pas assez de poneys ici, vite je commente !


Bonjour, raccourcissez-moi le scalp s'il vous plaît

Pondu le 8 mars 2007 - 5 commentaires

Je suis allé chez le coiffeur aujourd’hui (ça c’est la partie où je raconte ma vie). Un salon de coiffure très simple, petit et convivial, tenu par deux mecs.

Et surtout, c’est silencieux et discret. Les conversations se font à voix normale, on n’est pas obligé de subir ce que les autres clients racontent, c’est un bonheur pour tous les semi-asociaux comme moi qui détestent faire la conversation pour ne rien dire.

Je ne sais pas si vous êtes déjà allé dans un salon de coiffure de base1, du genre Marjolaine Coiffure. Chez Marjolaine donc, il n’y a que des coiffeuses, un paquet de coiffeuses entassées dans un tout petit salon un peu miteux, où ça sent l’égout à cause des poils qui bouchent les éviers et où les produits sentent plus fort encore que les parfums bon marché des ménagères qui viennent pour la 12ème fois de la semaine se refaire la mise en plis hideuse de leurs cheveux complètement pourris par les excès de soins capillaires2.

Dans ce salon, il y a Marjolaine, la patronne. Pour la reconnaître c’est bien simple, c’est celle qui parle le plus fort. Car dans ces salons la hiérarchie s’établie à la puissance de l’organe vocal. Il y a toujours l’ancienne ensuite, qui est amie depuis 20 ans avec Marjolaine et qui ricane à tout bout de champ et assez fort pour provoquer des vagues de suicide. Son ricanement est d’ailleurs contagieux, puisque toutes les employées ricanent sauf la stagiaire, qui est nouvelle dans le métier et qui n’ose pas ouvrir la bouche devant le déferlement insipide de paroles que produisent ses collègues plus agées. Il y a ensuite toutes les autres, qui sont des clones avec des variantes de cheveux plus ou moins colorés et globalement hideux.

Et toutes ces femmes passent leur journée à parler creux. Leur conversation est vide de sens, sauf si on considère que les discussions de poivrots ont une portée philosophique (oui c’est du même niveau que les coiffeuses). Et bien sûr, elles attendent qu’un mec vienne se faire coiffer pour aborder le sujet des hommes. et vas-y que je te fasse des sous-entendus bien gras3, et que je critique les maris qui ne savent rien faire de leurs dix doigts, et que si elles n’étaient pas là on se demande comment ils se débrouilleraient, et qu’elles seraient bien mieux sans eux (Je ne commenterai même pas cette dernière affirmation, j’en deviendrais vite grossier sinon).

Bref, je considère ces salons-là comme mon Vietnam personnel. J’en ressors tout tremblant, soulagé d’être encore vie mais sachant au fond de moi que j’en ai gardé des séquelles psychologiques.

Mais ce n’est pas la seule raison qui me pousse à détester massivement mettre les pieds chez un coiffeur. Quand nous étions petits, Frangin et moi nous faisions coiffer dans un salon tenu par un homme d’un sadisme et d’une cruauté sans limites, le tout sous le nez de nos parents qui n’ont jamais rien vu. Cette homme, ce monstre tortureur d’enfants nous coupait les cheveux intégralement au rasoir droit. Il nous tirait les cheveux avec sa lame qui faisait un bruit horrible et prenait un malin plaisir à nous voir grimacer de douleur. Ca fait peut-être marrer les gens mais en attendant j’ai une réelle peur du coiffeur maintenant.

Mais je m’en fous désormais, j’ai réussi à trouver un coiffeur qui coiffe (bien), qui ne cause pas trop, où ma parano me fout la paix et où je paie un tarif extrêmement honnête. J’en arrive presque à ne pas paniquer quand je dois prendre rendez-vous4.

Des fois j’ai hâte d’être chauve quand même.


  1. Contrairement aux grands salons de coiffure avec des noms comme des prénoms, et où l’obséquiosité des employés rivalise avec le prix des prestations 

  2. Vous pourriez essayer de dire cette phrase à voix haute, mais vous finiriez par vous asphyxier, ce qui serait ballot. 

  3. Quel homme n’a jamais entendu dans ce genre de salon : « Ha ces hommes, tous les mêmes ! Ils ne pensent qu’à ça ! », le tout accompagné de gloussements affirmatifs tout en jetant un regard en coin au malheureux mec qui jure en son for intérieur qu’il ne reviendra plus dans ce piège à cons capillaire. 

  4. Oui, j’ai aussi peur du téléphone sous certaines conditions, comme celle-ci ou lorsque je dois appeler une administration, des gens que je ne connais pas… 

J'ai un furoncle au derrière, vite je commente !