Le pigeon est notre ennemi

Pondu le 8 septembre 2009 - 8 commentaires

pigeon2000

Bob le pigeon, affecté à la sécurité du WTC le 11 septembre 2001

Mes amis, il est dans la vie des êtres vivants dont le potentiel de survie est proche de zéro, et pourtant ils continuent d’exister.

Il y a bien sûr les pandas, mais aussi les pigeons.

On pourrait penser que le pigeon est une aberration dans le monde animal tellement son instinct de survie est inexistant, et pourtant le pigeon n’a cessé de dominer le monde depuis qu’il a affaire à l’Homme.

Avant l’avènement du télégraphe, qui avait le monopole des communications rapides ? De qui s’est-on servi pour faire passer des messages pendant la première guerre mondiale ? Du pigeon.

Posez-vous sur un banc dans n’importe quel ville de taille moyenne ou plus, et observez les êtres vivants autour de vous. A part les humains, que trouve-t-on en grande quantité ? Oui, des pigeons.

Même en cuisine on trouve du pigeon. Mort et dans l’assiette certes, mais présent quand même.

Le pigeon est également source de nuisances à l’instar de sa cousine belliqueuse la mouette, grâce à sa capacité à fienter en gros volume (Le Professeur Igor Youtsklav, membre éminent du très sérieux Institut du Volatile Urbain basé à Kiev a déclaré « Le pigeon est un animal qui pourrait combler à lui tout seul le Grand Canyon. Bien sûr il faudrait qu’il soit en nombre suffisant, et qu’il ait à bouffer à proximité. »).

Nombre de scénarios de séries B ou Z reposent sur un méchant qui projette de conquérir le monde grâce à des modifications génétiques sur des pigeons dans le but de les faire fienter encore plus. En général le héros parvient à tuer le vilain en retournant les pigeons contre leur créateur tout en pelotant la greluche de service, le méchant finissant enfoui sous une montagne de guano.

D’ailleurs la CIA et l’armée des Etats-Unis ont eu un programme dans les années 80 qui impliquaient l’emploi en masse de pigeons contrôlés à distance. L’affaire fut enterrée rapidement en 1996 pour éviter un Pigeongate, suite aux révélations d’un général sur l’oreiller de sa maîtresse chinoise.

Pourtant, quand on examine un pigeon on ne peut s’empêcher de trouver comique sa façon stupide de se mouvoir, de se jeter dans les jambes des passants ou sous les roues d’une voiture. Le pigeon semble en effet totalement aveugle à son environnement immédiat. Les spécialistes pensent qu’en réalité la tête du pigeon n’est pas soumise à la gravité, contrairement au reste de l’univers (à l’exception des chats toutefois). Je ne sais pas si vous imaginez, mais avoir une tête qui interprète les lois physiques avec désinvolture pendant que le reste de votre corps s’y conforme a de quoi dérouter n’importe quel être doué de plus de neurones qu’une amibe. De fait, vu que le pigeon ne semble pas souffrir de cette étrangeté on peut en conclure que soit il n’a pas plus de neurones qu’une amibe (ce qui reste possible), soit son centre nerveux ne se situe pas dans l’univers connu et n’a que d’épisodiques connexions avec notre monde.

Tout ça pour dire que je suis encore passé à 20cm d’un pigeon avec ma voiture lancée à 93km/h et que celui-ci n’a pas bougé d’un iota. Stupide volatile.

J'ai un furoncle au derrière, vite je commente !


Les agriculteurs sont-ils des crétins ?

Pondu le 24 août 2009 - 15 commentaires

Combiner pollution et arrosage inutile : le must de l'agriculteur moderne

Combiner pollution et arrosage inutile : le must de l'agriculteur moderne

J’ai eu l’occasion de partir en vadrouille dans divers endroits de France en ce (pour une fois) beau mois d’août. Chemin faisant, j’ai pu observer à quelques reprises un phénomène qui surclasse en stupidité un scénario d’épisode des Musclés (ou de Plus Belle la Vie pour ceux qui sont nés après la fabuleuse époque du club Dorothée) : des arrosages automatiques dans les champs à 14h par 35°C.

Il me semblait pourtant que la plupart des exploitants agricoles aujourd’hui avaient un bac+5 en poche, et qu’on avait bien dû leur apprendre qu’arroser dans de telles conditions faisait évaporer la moitié de l’eau avant même qu’elle n’ai touchée une plante.

Je suppose que lors des réunions d’agriculteurs, on doit assister à ce genre de scène :

« – Ce vieux Paulo, ça fait une plombe qu’on t’avait pas vu !
– Normal les gars, entre les demandes de subventions, les manifs et les interviews où je me plains pour le Journal télé j’ai complètement oublié de cultiver mes champs, du coup j’avais pas mal de retard à rattraper !
– T’as vu, on a encore des restrictions d’arrosage cette année, font chier ces bureaucrates !
– Moi je m’en fout, j’arrose quand même. J’ai installé le nouveau Gaspi3000, ça gère tout seul l’arrosage de tous mes champs.
– Comment ça marche ce truc ?
– En fait je sais pas, c’est une sorte de gros robot qui balance de l’eau un peu partout. Heureusement que je paie pas l’eau1, vu qu’il arrose tout et n’importe quoi je serai sur la paille2 ! En plus comme il voit rien la nuit, il n’arrose que par grand soleil ou lorsqu’il pleut, son détecteur croit que le débit d’arrosage est réduit et donc il augmente la cadence. Ça noie un peu les champs mais bon, je rattrape le manque à gagner avec les assurances.
– Ça a dû te coûter une fortune ce truc !
– Pense-tu ! C’est cette Europe de merde qu’a payé bien sûr !
– Trop cool, il m’en faut un… »

On s’étonne après qu’on passe en alerte sécheresse tous les étés… D’autant qu’en fait les puits des agriculteurs vont pomper de l’eau assez profond, donc une eau qui serait très bonne à boire. Cela dit, ils nous la rendent cette eau. Bon elle est pleine de nitrates, de pesticides et d’engrais et il faut donc la traiter à grand coups de chlore, mais on ne peut pas tout avoir n’est-ce pas ?

En furetant sur le net, je ne suis pas le seul à m’interroger sur la pertinence d’une telle pratique : Sud-Ouest et une bande d’écolos.


  1. Les agriculteurs ont leurs propres stations de pompage, ce qui leur évite de payer l’eau dont ils se servent. 

  2. C’est de l’humour agricole semblable aux blagues Carambar. 

Je voudrais la paix sur le monde, vite je commente !


La morve peut couler du nez plus vite que la moutarde peut y monter

Pondu le 14 octobre 2008 - 8 commentaires

L’automne est une très jolie saison avec des arbres colorés, une ambiance romantique1 qui marque le retour des microbes tueurs de la mort.

Nez de chameau

Le chameau dispose d'un nez hermétique

Tout à commencé par… euh… bah je sais pas trop. Comme mon appréhension de l’Univers est parfois tardive, il se peut qu’en fait cette sinistre histoire ait commencé il y a deux semaines. Mais pour ne pas t’égarer, petit lecteur courageux, on va dire que ça a commencé dimanche soir.

Tout est parti d’un vilain mal de gorge. Un peu comme si un micro-chat s’amusait à faire ses griffes dans mon oeusophage. Puis arriva en fanfare une cascade de morve. Tu te dis que j’exagère2, mais c’est vrai. Mon écoulement nasal a été tellement important qu’Albane m’a foutu à la porte en disant qu’elle préférait encore être célibataire que d’avoir à nettoyer un appart plein de morve. A la rue un dimanche soir, avec toujours un débit morveux surpassant celui de la Loire un jour de grande crue, j’ai donc tenté de rallier en voiture les urgences de Bourges. Je n’ai même pas réussi à faire démarrer la voiture car le temps que je m’asseois sur le siège conducteur et que je ferme ma porte, il y a avait une couche de morve épaisse de 75cm dans l’habitacle. Je n’ai eu que le temps de sortir en roulé-boulé afin d’éviter de finir noyé. Bien évidemment comme j’avais stationné devant la porte pour l’ouvrir (je n’ai pas la chance d’avoir une ouverture à distance), je me suis copieusement roulé dans ma production nasale qui en grande quantité présente l’étonnante propriété d’être nauséabonde. Les rares gens dans le centre de mon patelin ont donc vu une sorte de créature gélatineuse se déplacer dans la rue, en poussant des grognements.

Cebs gens-là sont rustiques, mais d’un grand sens pratique. Pressentant que ce qu’ils voyaient n’entrait pas dans ce qu’on peut appeler « les trucs normaux », ils sortirent les fourches et les tromblons pour me pourchasser. Fort heureusement pour moi, c’était juste l’heure de « Plus belle la vie » sans France 3. Une bonne moitié des bouseux locaux se dépêcha donc de rentrer chez elle, mais il restait les autres, des durs à cuire que même la mort de la mère de Bambi n’avait pas fait pleurer étant petits. Le genre de gars que la baisse du pouvoir d’achat et l’effondrement des bourses dans le monde laisse totalement froid. Il s’en fout, il vit déjà en parfaite autarcie3.

Ne pouvant fuire (essayez donc de courir dans de la gélatine), je me mis donc en position « dernier combat avant la fin du monde ». C’est à dire en boule, en pleurnichant et en me disant que j’avais oublié de spécifier que je ne voulais pas qu’Albane hérite de mon frigo parce qu’elle passait son temps à le remplir de fromage puant. Un gars à tiré, puis deux, puis tous les autres. Puis plus rien.

Et en fait j’étais même pas mort. Intrigué par ce mystère, j’ai rouvert les yeux pour me rendre compte que la morve était devenue tellement dense qu’elle avait arrêté les balles et les plombs, et même un pigeon qui s’était embourbé dedans. Effrayés, mes braves et rupestres assaillants s’enfuirent à toutes jambes (du moins pour ceux qui avaient encore toutes leurs jambes), me laissant seul dans ma coulée de morve.

A force de me traîner, j’ai réussi à atteindre la pharmacie le lendemain soir (il m’a fallu 24 heures pour faire 30 mètres, et ce sans ravitaillement). La pharmacienne a tout de suite compris mon problème et a tenté de me refermer la porte au nez pour que je ne puisse pas salir son officine4. Elle m’a quand même jeté une boîte de comprimés périmés contre le choléra, que j’ai mis 5 heures de plus à ramener jusqu’à moi. Après avoir avalé huit comprimés (et 15 litres de morve), l’écoulement nasal s’est brusquement arrêté.

Finalement Albane a bien voulu me reprendre (à condition que je chante les louanges de « Plus belle la vie » chaque soir, la main sur le coeur et l’air solennel), les habitants du patelin m’ont juré qu’ils n’avaient pas fait exprès de me tirer dessus et que les coups étaient partis tout seuls, et des pseudo-artistes ont récupéré la morve pour en faire des sculptures.

Note pour mon autorité maternelle : oui je me soigne, j’ai pris des cachets. Bisous.


  1. Oui, l’emploi de ce mot peut surprendre sur ce blog. J’espère que c’est bien comme ça qu’on l’utilise car je viens juste de le découvrir. 

  2. Je déteste qu’on me tutoie dans un jeu vidéo ou un blog. Ca ne m’empêche pas de le faire car je méprise mon lectorat. 

  3. Ou presque, il pourrait distiller lui-même son alcool mais il préfère quand même largement aller boire au troquet perpétuellement ouvert du coin. 

  4. Vous aurez noté l’emploi tout au long de cette note d’un vocabulaire riche bien que parfois désuet. C’est la petite touche qui fait classe. 

Je voudrais la paix sur le monde, vite je commente !


Inside ze blog

Pondu le 15 août 2008 - 3 commentaires

Je suis sûr que tout lecteur de ce blog se demande : mais comment donc fait l’auteur pour pondre des notes d’une intensité dramatique et intellectuelle pareille ?

Et bien en fait tout part du comité rédactionnel qui de temps en temps (en réalité quand ils n’ont plus assez d’argent pour flamber au casino de Monaco) se réunit pour un brainstorming qui ressemble pas mal à une danse d’hippopotames sous Extasy qui chanteraient en canon du Lara Fabian.

« – Bon les gars, je dois racheter une mini cabriolet pour ma femme, elle en a encore plié la sienne. Des idées ?
– Ouais, change de femme.
– Fais-la prendre le bus.
– Paye-lui un chauffeur.
– Non, je voulais dire : une idée de note pour le blog !
– Oh… Euh… Ah oui, j’ai fait un pet qui pue ce matin !
– Bravo Paulo, très bonne idée. Un fil conducteur pipi-caca, ça passionne toujours les foules !
– Il faudrait une accroche en béton, un truc qui amène en douceur ce sujet ras-des-pâquerettes…
– On pourrait parler de l’embonpoint de Dric, ce qui amène aux caleçons trop petits.
– Oui, ceux qui craquent à l’entrejambes. Et hop, on enchaîne sur les pets qui trouent le slip !
– Et on parle de pets qui puent alors ?
– Non, pas forcément. Il faudrait broder sur un sujet périphérique au pet.
– Alors… Je sais ! Sur la vitesse d’expulsion des prouts, avec des comparaisons qui frappent l’esprit.
– Parfait Paulo, tu as bien mérité un bon point ! Reste une conclusion tonitruante et on pourra retourner dépenser nos milliers de dollars dans des boîtes à strip-tease hors de prix.
– Ouais, des filles nues avec de gros lolos !
– Parfait, on commence à parler de cul et on conclue en parlant de sexe. C’est bon ça, couchez-moi tout ça sur papier toilettes et envoyez-ça au comité de censure morale et éthique.
– Ils sont en congés, ils vont faire la tournée des bars olé-olé d’Espagne pendant tout le mois d’août.
– Bon on va faire comme d’hab alors, on passe directement le bébé au service de rédaction. Bien messieurs, vous savez tous que nous allons intégrer une nouvelle recrue, je compte sur vous pour faire pression sur la DRH pour que ce ne soit pas une fille qui soit recrutée. Vous savez tous que ce sont des rabats-joie, qu’elles sont incapables d’humour et qu’en plus on devra virer nos posters de filles à poil de cette salle. Voilà c’est tout. Bon week-end les gars !
– Attendez, attendez ! Il nous manque le titre !
– Ah merde ! Bon on va mettre… Craquer son slip n’améliore pas les performances sexuelles ! Allez zou, dégagez tous et filez vous amuser. On est déjà mercredi, je ne vais pas non plus faire des heures sup’ et manger sur mon week end. »

Je voudrais la paix sur le monde, vite je commente !


Bigorneau, un chat au nom débile

Pondu le 17 juin 2008 - 6 commentaires

Hier soir, branle-bas de combat pour aller chercher le petit Bigorneau. Je ne l’avais pas vu depuis sa naissance (et il était laid comme un pou à ce moment-là), et là on s’est retrouvé avec une adorable boule de poils surexcitée dès qu’elle se sent en confiance.

Bigorneau le chat – vidéo 1
Bigorneau le chat – vidéo 2
Bigorneau le chat – vidéo 3

Les vidéos parlent d’elles-même.

Et Chaussette le chat, déjà occupant des lieux ? Et bien comme d’habitude avec ce petit poltron, il s’est mis à cracher sur tout le monde et il se cloitre dans la chambre pendant que son minuscule alter-ego parade fièrement sur le canapé (celà dit Bigorneau n’est pas non plus un modèle de bravoure, c’est tout un cirque dès qu’on essaie de lui faire visiter d’autres pièces de l’appart).

Je mettrais d’autres photos dès que ce couillon d’appareil photo et mon pc auront décidé d’être compatibles de nouveau.

Je n'ai jamais lu un tel ramassis de conneries, vite je commente !