Je suis papa (encore) !

Pondu le 25 juillet 2013 - 7 commentaires

Il se trouve que Madame Albane était enceinte ces derniers mois. Je vous passe les détails de la conception, d’autant que je ne suis pas certain d’avoir été présent à ce moment-là (il y avait beaucoup de monde, et je me suis absenté un moment pour manger un morceau).

Je vous passe aussi les détails de la grossesse, vu que ce n’est une partie de plaisir pour personne pendant au moins les deux tiers du temps, et que ce fut finalement une grossesse assez classique et bien moins médiatisée que celle du rejeton princier british qui n’a toujours pas de nom à l’heure actuelle.

Ce qui nous amène au lundi 22 juillet 2013, date de fin de la grossesse de Madame. Afin de faire simple et concis, je narrerai les faits de façon chronologique, avec l’exactitude et la véracité dont je fais toujours preuve  :

– 8h moins pas grand chose : alors que je pars au travail, Madame me signale qu’il faudrait peut-être que je ne m’éloigne pas trop de mon téléphone, vu qu’elle a quelques contractions assez fortes. Comme je n’ai aucune idée de ce qu’est une forte contraction, je l’associe dans ma tête à un bobo imaginaire qu’elle invente pour faire son intéressante.

– 9h : Coup de fil de Madame pour me dire qu’elle a une contraction toutes les dix à quinze minutes. Comme elle me dérange en pleine lecture de mes mails et que ceux-ci me proposent un allongement de mon pénis, je n’ai aucun mal à sélectionner la priorité du moment et à lui raccrocher au nez.

– 9h30 : Je me cure le nez. La pêche est bonne.

– 10h30 : après quelques échanges téléphoniques, la situation semble en stand-by. Des contractions régulières, mais pas assez rapprochées pour enclencher le plan « Livraison du Colis par Cachalot Express »1. Comme il est urgent d’attendre, je vais vaquer à mes occupations qui consistent surtout à avoir l’air très occupé dans l’espoir qu’on ne me file pas de travail.

– 10h40 : Malgré mon camouflage de fougère, je suis repéré et doit exécuter une tâche éreintante qui consiste à aller chercher le courrier.

– 11h30 environ : Appel assez angoissé de Madame, les contractions sont tombées à 4 minutes d’intervalle. J’appelle mon chauffeur (qui est une chauffeuse), qui me ramène prestement chez moi.2

– 12h10 : Madame a beau avoir des contractions toutes les 4 minutes, elle trouve quand même le temps de traîner entre chaque. Je lui fais remarquer que si elle continue de glandouiller comme ça, elle n’aura pas droit à la péridurale. Cette remarque la fait curieusement accélérer de façon significative mais quand même pas spectaculaire. Premier-Né, administrativement nommé Raphaël, est embarqué lui aussi vu qu’à 3 ans et demi il ne peut toujours pas se débrouiller seul. Je sens que pour son stage de fabrication de composants de smartphones en Chine l’année prochaine c’est foutu.

– 12h25 : arrivée à l’hôpital de Bourges, qui est une masure insalubre partagée avec une boucherie, des pompes funèbres et un vendeur de kebabs. Ces autres commerces se fourniraient tous à l’hôpital que ça ne m’étonnerait pas. Raphaël est évacué par sa grand-mère qui l’exfiltre par hélicoptère.

– 12h30 : comme les journalistes sont tous à Londres pour l’autre naissance de célébrité, nous n’avons aucun mal à parvenir dans le service des accouchements. Nous entrons, et je me fais virer sous prétexte que j’ai l’air d’un pervers.

– 12h32 : Je reviens affublé d’une fausse moustache. Les soignants, pensant que Freddy Mercury vient visiter leur service me font entrer sans autre formalité. Je suis toutefois obligé d’avoir l’air un peu mort et décomposé pour ne pas éveiller les soupçons (je savais bien que visionner la série Walking Dead me servirait un jour).

– Un peu plus tard : Comme l’anesthésiste est d’une timidité maladive, je suis expulsé de la salle d’accouchement. Mais je ne me plains pas, vu que la salle d’attente est dotée d’une télé.

– Encore un peu plus tard : Les aides-soignantes me ceinturent et me forcent à rentrer dans la salle d’accouchement. L’une d’elles me pète trois doigts dans l’opération et me promet qu’elle me montrera comment elle a fait si je me tiens tranquille. Malgré mes suppliques et mes larmes, la télé reste en salle d’attente.

– 14h40 : Albane étant quelque peu agitée, des soignants viennent la ligoter sur la table d’accouchement après qu’elle ait réussi à sectionner les tendons du poignet de la sage-femme d’un seul coup de dents. Ils finissent par lui filer un shoot d’héroïne parce que ça coûte moins cher que les calmants homologués.

– 14h45 : L’anesthésiste revient un peu affolé, ce n’est pas de l’héroïne qu’ils ont filé à Madame mais du LSD. Ce qui explique qu’elle voit des libellules mauves qui me grignotent le cerveau en discutant des interactions chimiques entre les méduses et les formulaires de demande d’adoption.

– 14h50 : l’aide-soignante arrive enfin à mettre les libellules dehors. Albane en profite pour essayer de me mordre le bras, avec succès.

– 14h59 : Apparemment le bébé est pressé de sortir puisqu’on voit un tentacule qui s’agite frénétiquement. La sage-femme assure qu’on a le temps et que ça s’est passé comme ça pour la naissance de Paul le Poulpe, et que finalement il a fallu attendre une demi-heure.

– 15h03 : On voit la tête. La sage-femme se rend compte qu’en fait on n’a pas super le temps et appelle à l’aide (véridique).

– 15h04 : C’est l’éjection. Le bébé sort d’Albane à la vitesse record de 102km/h (comme une balle de tennis au service, pour vous donner une idée). La détonation est entendue jusqu’à l’extérieur de l’hôpital. La sage-femme fait un plongeon magnifique et réceptionne mini-nous juste à temps pour éviter qu’il ne s’encastre dans le mur.

– 15h05 : Mini-nous enroule ses tentacules autour du visage de la sage-femme et tente de lui manger les yeux. Un infirmier plutôt costaud lui envoie de fortes décharges avec une matraque électrique pour lui faire lâcher prise. La sage-femme fait des bonds bizarres à chaque décharge, ce serait très amusant à voir si Albane n’essayait pas de me broyer les testicules afin d’être certaine que je ne la remette pas enceinte par inadvertance (ce qui n’arrivera pas volontairement, étant donné que nous sommes tous deux très en accord sur le fait que 2 rejetons, c’est pile ce qu’il faut pour assurer la survie de l’espèce sans risquer la surpopulation).

– 15h06 : Dans des circonstances encore indéterminées, un feu se déclare dans la salle d’accouchement. Mini-nous rétracte aussitôt ses tentacules et se roule en boule dans un coin de la pièce. Au moins nous connaissons maintenant un bon moyen de pression s’il n’est pas sage.

– 15h20 : On pèse et on mesure la bête. 3k940, 51cm, 2 testicules, 10 doigts, deux yeux, deux oreilles et toutes ses dents. Oui, il semble que Mini-nous soit né avec l’intégralité de sa dentition déjà en place. Et qu’il ait hérité de la tendance d’Albane à vouloir mordre tout ce qui ressemble à un morceau de viande.

– 15h30 : Nous restons seuls Albane, Mini-nous et moi dans la salle  d’accouchement pendant que les soignants barricadent l’entrée de l’extérieur. Il semble que Gaël (le vrai nom officiel et tout de Mini-nous) dépasse largement les normes d’agressivité tolérées au sein du service, et ils ont décidé de faire appel à l’armée pour gérer ce cas.

– 15h38 : Nous sommes copieusement gazés et je sombre dans l’inconscience (mes parents diraient que je l’étais déjà, mais ils sont médisants).

– 17h : La sage-femme vérifie que tout va bien pour nous trois et signe un avis d’expulsion. Nous sommes raccompagnés fermement à la sortie du service d’accouchement par trois gros balèzes dont un que je suis persuadé avoir vu dans l’émission « Meutriers en Série ».

– 17h10 : On nous emmène à notre cellule. Je suis content de voir qu’au moins le trou d’évacuation des déjections n’est pas bouché, pas comme dans le dernier hôtel où j’ai mis les pieds. Je demande un autographe au tueur en série, qui me dédicace son livre « Je vous tuerai tous » en inscrivant « Pour Dric, je te rendrai bientôt visite. Amicalement, Roger. »

Gaël à l'âge adulte (projection)

Gaël à l’âge adulte (projection)

La suite est plutôt banale avec le traditionnel défilé des personnalités politiques, des félicitations à la chaîne, des photos, du champagne et des filles nues qui se trémoussent. Albane et Gaël pourront rentrer demain (vendredi donc), et si Gaël s’en contrefout puisque lui il peut pioncer, manger et faire caca où qu’il soit, Albane est beaucoup plus impatiente.

Quand à moi, je profite d’avoir le lit pour moi tout seul. Malgré mes demandes répétées, il m’a été interdit d’y amener d’autres personnes.


Note : j’ai un peu romancé cet accouchement, mais l’horodatage est correct ainsi que les principaux évènements. Le personnel a été très très gentil et a fait en sorte que tout se passe bien (même si Gaël est effectivement sorti plus vite que prévu). 

 


  1. Je vais probablement me faire tuer pour ce qualificatif de cétacé, ou au moins souffrir considérablement. Mais ça vaut le coup. 

  2. En vrai on s’en fout mais je fais du covoiturage. Ça sauve la planète, le compte en banque et c’est assez agréable de se faire conduire. Le revers de la médaille c’est qu’on roule parfois sur un chat, mais on ne peut pas tout avoir. 

Je suis une blonde, vite je commente !


Du riz pour les Miss France

Pondu le 14 décembre 2009 - 14 commentaires

J’ai regardé d’un oeil moyennement distrait l’élection de Miss France, et j’ai été agréablement surpris cette année. Pas par le choix final de la candidate, mais plutôt parce que pour la première fois depuis des années, j’ai vu une miss dont les cuisses se touchaient presque !

Vous vous rendez-compte ? Moi je pensais (naïvement) que la norme pour participer à ces élections et pour être mannequin c’était que les cuisses devaient avoir un écart minimum de 5 cm, soit environ autant que les gens qui entrent dans la catégorie « population sous-nourrie » de l’OMS.

Si tu crois que tu as pouvoir faire du mannequinat avec cette paire de seins, tu te trompes !

Si tu crois que tu vas pouvoir faire du mannequinat avec cette paire de seins, tu te trompes !

Il est vrai que personnellement je trouve qu’une femme doit avoir des formes. Je suis donc toujours assez dubitatif lors des défilés de lingerie ou de maillots de bain quand je vois des êtres qui semblent être de sexe féminin mais qui ont moins de poitrine que moi, et qui ont le cul aussi plat qu’un écran LCD essayer de remplir leurs sous-vêtements ou maillots de bains. Je trouve scandaleux qu’en 2009 personne n’ait jamais rien fait pour ces malheureuses !

Je lance donc l’opération « Un grain de riz pour un mannequin ». Le but est simple : en envoyant un sac de riz de 1kg, vous permettrez à 10 mannequins de survivre pendant un mois. Si chacun donne un peu, peut-être verrons des filles de plus de 40kg sur scène l’année prochaine, afin d’avoir enfin une miss qui porte l’élégance française certes, mais surtout un semblant de féminité et de normalité aux yeux de la ménagère de moins de 50 ans qui est complexée par ses 10 kilos de trop.

Pour toutes celles qui seraient intéressées par une carrière dans le mannequinat, je vous donne ici quelques mesures qui vous permettront de savoir si vous pouvez faire l’affaire ou non :

– Espace inter-cuissal1 : >4cm.
– Bonnet poitrinaire maximum : A.
– Mensurations maximum : 85 45 75.
– Taille : > 1m72.
– QI : sans minimum requis. Evitez de dépasser les 110 toutefois, vous risqueriez d’avoir une prise de conscience et de claquer la porte du monde de la mode.
– Tolérance élevée aux opiacées, drogues douces et dures.
– Côtes saillantes de plus de 7mm sous la peau.
– Epaules et homoplates saillantes de plus de 4cm (comme pour les cuisses, c’est facile à se rappeler).
– Poids minimum : Quoi que vous fassiez, toujours 5kg en dessous du vôtre. Même si vous ne pesez que 40kg oui.

Je n’ai pas parlé de sexe dans cette notre et pour cause : entre la drogue, les régimes, les séances photos de 38 heures d’affilée et le constant rabaissement dont vous ferez l’objet ne comptez pas conserver une quelconque libido. Votre seule chance d’avoir des relations sexuelles avec quelqu’un sera d’être affichée en poster dans un camion, où à la rigueur dans certains sites de charmes spécialisés dans les maigres2.

Note : je ne moque pas des maigres3 mais seulement des jolies filles qui sous prétexte d’avoir un rayon de gloire martyrisent leur corps sans avoir pour autant d’avenir dans une profession kleenex.


  1. Je risque d’inventer quelques mots dans cette note, ne vous en affolez pas. 

  2. Ca doit bien se trouver, encore que j’ai du mal à le concevoir – notez que vous risquez de finir dans un site pour pédophiles, puisque vous aurez à peu près la même anatomie qu’une gosse de 11 ans. 

  3. Je l’ai été étant petit, avant de découvrir les bienfaits de la malbouffe et de la vie de couple. 

Je trouve qu'on ne parle pas assez de poneys ici, vite je commente !


La vie d'Albane

Pondu le 23 janvier 2009 - 10 commentaires

Nous sommes le 23 janvier, et ma chérie a aujourd’hui 23 ans.
Il est temps de faire une biographie complète et sérieuse d’Albane :

Albane est donc née un 23 janvier 1986. Coîncidence, la plupart des anciennes civilisations avaient prédit pour ce jour-là l’arrivée d’un cataclysme menaçant l’espèce humaine. Bien entendu comme ces couillons de mayas ne connaissaient pas le calendrier grégorien il est fort possible qu’ils se soient plantés de quelques jours.
Enfant, Albane s’est révélée avoir un réel don pour la morsure, allant même jusqu’à s’aiguiser les canines pour faire comme les vampires à la télé. Ses parents inquiets lui interdisent donc la télé, sauf pour lui rediffuser la série animée Georgie1. Malgré cette sélection audiovisuelle, Albane développe des tendances inquiétantes de cannibalisme. De guerre las, ses parents finissent par la laisser manger le facteur qu’ils n’aimaient pas de toute façon. Albane trouve cet individu de fort mauvais goût et cesse dès lors de mordre les passants.
Plus grande, elle est scolarisée tout à fait normalement, bien que les professeurs aient des consignes spéciales du rectorat et un entraînement poussé pour réagir rapidement en face d’une situation critique comme un ouragan, une prise d’otage ou l’arrivée du groupe Alliage2. En effet, les RG et l’armée surveillent Albane de près depuis qu’un certain Paco R. leur a dit qu’elle serait en l’an 2000 l’instrument de l’apocalypse.

Le premier émoi sexuel d’Albane a lieu assez tôt dans sa vie, puisqu’elle tombe raide amoureuse de Bernard Minet (du groupe les Musclés) en 1990 (ce qui lui fait 4 ans si vous et moi avons bien compté). Bien évidemment, à cette époque le sieur Minet n’est absolument pas intéressé et ne donnera pas suite3, brisant pour la première fois le petit coeur fragile d’Albane. Si vous lui en parlez maintenant elle fera mine de ne pas s’en souvenir, mais je sais qu’au fond d’elle cette blessure béante ne s’est jamais totalement refermée.

Le premier amour concluant d’Albane arrive à l’âge de 11 14 19 ans4. L’heureux élu s’appelle Gaston, il a 29 24 18 ans et il aide à la ferme familiale de sa mère d’adoption, la sienne ayant préféré mettre les voiles avec un vendeur d’aspirateurs. Ce Gaston se révèle finalement plus amoureux des bovins que des petites brunes, aussi Albane décide de tirer un trait sur cette aventure sans surlendemain.

Dès lors Albane profite des joies de la vie et se jette à bras ouverts dans les soirées libertines où elle acquiert une solide réputation. Elle sort beaucoup, elle boit, se drogue même et glisse sur la mauvaise pente jusqu’à cette fameuse rencontre dite du 3 juin 2004 :

Nous sommes en milieu de journée, il fait beau et chaud. Albane sort en trébuchant du squat où elle vit avec une bande d’alter-mondialistes pouilleux et chute lourdement aux pieds d’une postière nommé Jeanne Darc (aucun lien avec Mireille, pour ceux qui se poseraient la question). Celle-ci s’exclame : « mais elle complètement timbrée celle-là !5 » et lui envoie un bon coup de pied pour lui apprendre qu’on ne se vautre pas sur les gens comme ça.

Ceci déclenche chez notre jeune toxico une appendicite6 qui la conduit droit à l’hôpital. Prévenus, ses parents arrivent et son p’pa lui donne une bonne fessée en public pour lui apprendre à rentrer si tard (et il a raison, ça fait quand même 3 ans qu’elle s’est enfuie soit-disant pour « aller chercher des malabars au supermarché »).

Suite à ça Albane est envoyée en « maison pour jeunes filles dévoyées » où elle apprend la discipline à coup de fouets. Elle en sort 3 ans plus tard avec une sérénité nouvelle. Un beau jour de février ou mars (les historiens sont divisés sur le sujet), elle tombe sur un mec extraordinaire dont elle tombe instantanément amoureuse. Celui-ci succombe à son tour à ses charmes et ils finissent par se mettre ensemble. Ils vécurent heureux jusqu’à présent avec leurs 3 satanés chats crotteurs.

Note :  Bien entendu, certains éléments dans la vie d’Albane ont été romancés pour vous faire rêver un peu plus encore.


  1. A ce propos, il y aurait gros à dire sur ce dessin animé qui prône l’inceste, la prostitution – si si, la mère cherche à tout prix à ce que Georgie se fasse des mecs – et des expériences hallucinogènes mettant en scène des koalas. 

  2. vous rigolez mais à cet époque introduire un boys band dans un collège ou même un lycée, c’était une situation à haut risque. Il y a même eu des morts mais l’affaire a bien évidemment été étouffée. 

  3. Peut-être que maintenant, depuis qu’il est croûlant et momifié aux yeux du star-system elle aurait une chance. 

  4. Veuillez m’excuser pour les ratures, c’est Albane qui m’a demandé de reculer l’âge pour ne pas que son p’pa apprenne qu’elle a déjà eu des contacts avec des garçons avant sa majorité. 

  5. Oui je sais c’était facile, inutile d’en rajouter. 

  6. A ce propos, il me semble qu’on ne peut pas dire « crise d’appendicite » car c’est redondant, la crise étant déjà inclue dans le suffixe « ite ». On dit donc « appendicite » ou « crise d’appendice ». Les linguistes, les médecins et les bouchers-charcutiers me corrigeront si je me trompe. 

Je suis une blonde, vite je commente !


J'ai jamais aimé la trigonométrie

Pondu le 28 juillet 2008 - 2 commentaires

Nous partons en Espagne dans une semaine, et comme vous le savez je ne parle pas un traître mot d’espagnol. Aussi je demande officiellement à tous les habitants de ce pays qui croiseront ma route d’avoir le miminum de correction requis, et d’être ainsi capable de comprendre le français afin que je ne sois pas gêné pendant mon séjour parmi eux.

Une autre coutume étrange de ce pays, à part le fait de ne pas parler français, c’est que chaque véhicule doit être équipé non pas d’un mais de deux triangles de signalisation. Alors pourquoi deux, on ne sait pas trop. Mais comme après tout on a deux yeux, deux oreilles, deux fesses et même deux testicules pour les gens atteints d’un chromosome Y, pourquoi pas deux triangles ? (Il paraît que c’est pour en disposer un devant la voiture, et l’autre derrière. Il paraît aussi qu’en Laponie on doit avoir 12 triangles pour diposer en cercle en cas de panne de renne.).

Alors c’est probalement très pratique, sauf qu’en France ils ont eu la bonne idée d’imposer une réglementation similaire, et qu’il devient plus difficiledans notre beau pays de se procurer un triangle que de la cocaïne1. Pourquoi cette pénurie, alors qu’un triangle c’est tout con à fabriquer, que les gens étaient au courant quand même nettement avant et que donc les fabriquants devaient bien se douter qu’il y aurait une énoooorme demande ?

Evidemment j’ai une théorie là-dessus, que je vais vous exposer si vous vous tenez tranquille. Oui au fond je vous vois, depuis tout à l’heure vous vous curez le nez avec conviction et il serait peut-être temps d’utiliser un mouchoir au lieu de coller le résultats de vos fouilles sous le bureau.

Bon, où en étais-je ?  Ah oui, les triangles. J’avais une théorie là-dessus mais avec toutes les singeries de notre aventurier en cavité nasale je ne m’en souviens plus…

En tout cas, la rareté de ces figures géométriques est un réel problème, et ça nous frappe en plein dans ce salaud de pouvoir d’achat. J’espère que l’INSEE en tiendra compte dans ses prochaines statistiques car c’est quand même un élément de base pour tout foyer possédant un véhicule. Le prix des rares triangles disponibles est exhorbitant, et même la vente d’un rein ou d’un de vos rejetons ne suffira pas à vous permettre d’en acquérir un. Aux dernières nouvelles toutes les déclinaisons de cette forme géométriques seraient en rupture de stock. Les élèves à la rentrée prochaine pourraient bien ne jamais pouvoir étudier les triangles faute de moyens suffisants de l’Education Nationale pour en acheter.

Karl Lagerfeld n'est pas sur cette image, il a été remplacé par Pedrito Cordigno, émigré porto-ricain

Karl Lagerfeld n'est pas sur cette image, il a été remplacé par Pedrito Cordigno, émigré porto-ricain


  1. Amis toxicos, n’essayer pas de vous faire un shoot au triangle de signalisation, vous auriez l’air ridicule et vous seriez probablement très déçus… 

Je veux payer moins d'impôts, vite je commente !


Tout et tous sur le Nutella

Pondu le 24 janvier 2008 - 19 commentaires

Mes amis, il est des choses dans la vie auxquelles ont ne peut échapper, comme d’aller aux toilettes, de manger, de matter le postérieur des filles1, de grogner contre le gouvernement et de manger du nutella. Bien évidemment certains vont arguer du fait que les stars ne font pas caca (mais comme elles font quand même pipi, elles vont aux toilettes donc j’ai raison), que les grêvistes de la faim ne mangent pas par définition2, que le président ne grogne à priori pas contre ses propres décisions (mais qui ne s’est jamais traité de con pour une décision particulièrement stupide ?) et que certaines personnes n’aiment pas le Nutella. Je le dis tout net, ces gens-là ont le droit de faire ce qu’ils veulent tant qu’ils restent entre eux et qu’ils ne m’approchent pas. Je n’ai rien contre eux, ils sont malades c’est tout3.

Le premier pot de Nutella est sorti des usines Ferrero en Italie le 20 avril 1964. Depuis cette date, chaque année des centaines de milliers de personnes se rassemblent à Alba, en Italie pour fêter la naissance de leur idôle alimentaire. Alors que la plupart des manifestants sont de simples amateurs éclairés, certains ont construit autour du Nutella un véritable culte religieux, dont les dérives sont entre autres des sacrifices de vierges (entendre par là des gens qui n’ont jamais goûté au nutella). Comme les victimes potentielles ne courent pas les rues, ces sacrifices sont extrêmement rares. On trouve aussi des orgies à base nutella (nettement plus sympa), des célébrations en l’honneur de Ferrero et quelques rares missionnaires qui partent dans les pays de l’est prêcher la bonne parole. Pourquoi les pays de l’est ? Et bien parce là-bas les conditions de vie étant ce qu’elles sont, les gens ne peuvent souvent pas s’offrir de Nutella. Les missionnaires, secondés en sous-main par le service poublicité de Ferrero vont dans les campagnes pauvres de l’ex-URSS pour convaincre les familles de vendre leurs organes ou leurs enfants pour acheter cette merveilleuse pâte à tartiner. Evidemment ces dérives se retrouvent aussi chez quelques acharnés de la consommation de Nutella qui sombrent vite dans la dépendance, occasionnant des situations pathétiques, des violences et une déchéance à plus ou moins long terme.

Les spécialistes se sont longuement penché sur la question tout au long de l’histoire du Nutella, certains étant d’ailleurs nettement moins spécialistes que d’autres (ou nettement plus charlatans, à vous de voir). Ainsi lors d’un sondage effectué par la firme Ferrero auprès des pédiatres fin 1963, 89% d’entre eux ont prédit l’échec commercial du Nutella : « Ca ne marchera jamais ! » ont-ils dit pour la plupart. En 1981, François Mitterrand fait toute sa campagne pour les élections présidentielles sur les bienfaits du Nutella, avec le succès que l’on sait (il sera quand même président des Français pendant 14 ans). Peu avant l’an 2000, Paco Rabanne vexé de ne pouvoir créer un pot fashion pour le Nutella4 annonce la fin du monde. Lequel monde, goguenard, lui ricane au nez. A cause d’un refus de la part de la CIA en 1988 d’équiper les combattants Afghans de rations de survie au Nutella, Oussama Ben Laden et son organisation Al-Qaida décident de se venger le 11 septembre 2001 en faisant s’écraser un paquet d’avion aux Etats-Unis. Il a d’ailleurs ponctué ses actes de cette célèbre citation : « Les occidentaux volent le peuple, le Nutella at Allah nous rendrons la liberté ! ». En 2005, Richard Stallman, figure emblématique du Logiciel Libre tente de rendre la recette du Nutella Open-Source. Le monde lui rit au nez, le cantonnant désormais à ses utopies et à une grosse barbe bien laide.

Mais que contient donc le Nutella qui passionne à ce point les foules ? Et pourquoi ses multiples concurrents sont incapables de rivaliser avec cette pâte à tartiner ? Est-ce l’emploi de noisettes généreuses et savoureuses ? Est-ce un dosage des ingrédients savamment étudié (40 ans d’expérience ne trompent pas) ?

Non bien sûr, d’autant que la recette du Nutella change d’un pays à l’autre afin de s’adapter au mieux aux habitudes gustatives de chacun. Un laboratoire anglais a publié le 7 janvier de cette année5 les résultats d’une étude approfondie sur les composants du Nutella qui risquent fort de faire l’effet d’un pachyderme dans une mare.

D’après John Diggles, chercheur émérite, le Nutella contient une substance hautement addictive, la nutelline. Son pouvoir de dépendance surpasserait aisément la nicotine et la caféine pour le placer au même niveau que la cocaïne. Dans le même temps, la nutelline donne un arôme savoureux et unique à la pâte à tartiner.

Mais où trouve-t-on la nutelline ? Les avis sont sévèrement partagés au sein de la communauté scientifique, au point de reléguer l’existenciel débat de savoir qui est le plus fort entre l’éléphant et le rhinocéros au second plan. Certains affirment que c’est une molécule de synthèse, d’autres rétorquent que les Chinois et les Atlantes connaissaient déjà cette substance, dont ils se servaient pour empêcher les esclaves et les serfs de s’enfuir en les rendant accros sans possibilité de s’en procurer par eux-mêmes. La véracité de ces propos est hautement mise en doute par l’absence flagrante de preuves.

Le Nutella (il y a d’ailleurs un débat ouvert et houleux sur le genre du Nutella que la firme Ferrero a été incapable de trancher jusqu’à présent. Le genre communément admis est masculin, bien que Nutella soit basé sur Nut – la noisette en anglais – et ella, diminutif italien de genre féminin.) est donc un sujet sensible sur lequel ferait bien de se pencher nos dirigeants pour redresser l’économie mondiale et notre pouvoir d’achat par la même occasion. Nos voisins Outre-atlantique l’ont déjà compris et les candidats à la Maison Blanche ne cessent de se pavaner en mangeant du Nutella tout le long de leur campagne, afin de montrer au peuple américain qu’ils le comprennent et sont proches de lui.

Le Nutella, c’est la vie.


  1. Vous allez me dire que les filles ne mattent pas le cul des autres filles, mais vous aurez tort. Elle ne le font certes pas pour les mêmes raisons que les mecs pour la plupart, mais elles le font quand même. 

  2. Je mets ici en lumière un fait assez peu connu : l’excès d’absence de nutrition peut conduire à la mort, vous êtes prévenus. 

  3. A ceux à qui ce discours paraîtrait familier, remplacez le manque d’amour du Nutella par l’homosexualité par exemple. Ou par amateurs de Bigard. Ce qui montre bien que les gens sont cons tout de même. 

  4. Ferrero l’enverra balader en lui écrivant : « Monsieur, un pot de votre conception serait une insulte à la beauté et à la finesse de notre produit. Allez donc embêter quelqu’un d’autre ! ». 

  5. Jour de la St Raymond. Moins connu, c’est aussi le jour de la St Cédric. 

Je suis fan de chats, vite je commente !