Pour meubler un peu…

Pondu le 17 février 2009 - 4 commentaires

Après une longue et (pas forcément) intéressante semaine de formation sur la capitale, Albane a trouvé le moyen de me persuader d’aller le week-end même à Ikéa. Je préfère ne pas vous décrire ici la façon dont elle s’y est prise, je ne voudrais pas que mon blog tombe dans la classification « – de 18 ans »1.

En route donc pour l’Ikéa le plus proche de nous, celui de Tours2. Moins de deux heures de trajet plus tard, sans m’être fait flashé ce coup-ci, nous voilà aux environs d’Ikéa. Enfin c’est à dire que nous pouvions voir Ikéa de l’autoroute, mais à priori aucun chemin digne de ce nom ne permettait de rejoindre ce magasin au demeurant flambant neuf (il a ouvert il y a quelques mois). J’allais sortir de l’autoroute en défonçant le parapet lorsqu’Albane m’indiqua une sortie proche qui en fait est un traquenard puisqu’elle fait sortir du mauvais côté de la route. Au bout de 5 10 45 minutes, nous vîmes enfin un panneau resplendissant de lumière indiquant fièrement : « Ikéa c’est par là », avec en dessous une grosse flèche montrant un obscur chemin glauque où s’alignaient les bonimenteurs, les mendiants et les faux estropiés.

Arrivés au coeur de cette cour des miracles, nous pûmes enfin entrer dans le parking d’Ikéa. Là on s’est dit que c’était gagné, et bien pas du tout. Le parking d’Ikéa est sous le magasin, probablement par manque de place. Un problème qui se retrouve donc aussi dans le parking puisque la plupart des gens avaient optés pour un rangement en couche, empilant leur voiture par dessus celles des premiers arrivés. Je me suis prudemment garé sur un bout de parking extérieur encore libre, malgré les protestations d’Albane qui trouvait que marcher 150 mètres à pieds dans notre société moderne était une hérésie digne d’un retrait de permis de conduire.

L’entrée de cet Ikéa se fait donc dans un grand hall où se trouvent uniquement des escalators et des ascenseurs. Puisqu’on nous invitait visiblement à monter, nous le fîmes. Arrivés en haut un autre un escalier pas automatique nous attendait puisque la visite commence au premier étage (donc au second). Voilà, nous étions enfin au coeur du temple dédié aux noms de produits improbables et imprononçables. Là on vous met d’entrée dans le bain : des reconstitutions d’habitats modernes du début du XXIè siècle, des panneaux de sens de visite à tire-larigot, une cafétéria, des employés pour vous souhaiter la bienvenue3, tout est là pour vous mettre en confiance. On peut même lâcher ses mini-boulets dans une garderie où les employés sont spécialement préparés avec une lobotomie grand format4 afin de pouvoir tranquillement s’engueuler entre adultes consentants sur le choix d’une couleur de lampe.

J’ai bien sûr cédé à la tentation de tester tous les canapés en sautant dessus à pieds joints, afin d’éprouver leur solidité. Des vendeurs et la sécurité sont bien vite venus me persuader d’arrêter mon cirque, arguant du fait que des testeurs professionnels s’adonnaient déjà à ce genre de jeu dans leurs labos de test. J’ai bien tenté de postuler mais il faut parler l’Ikéa, faire moins de 70kg et ne plus faire pipi au lit, trois superpouvoirs que je ne possède malheureusement pas.

Et on se retrouve donc à déambuler comme un zombi en psalmodiant5 les noms de meubles, de vaisselle et d’accessoires il faut bien le dire assez bien pensés.

Je vais ici vous donner un conseil tout simple au cas où vous vous retrouveriez piégés dans ce lieu : à mi-parcours et régulièrement, n’hésitez pas à faire le total de tout ce que vous comptez acheter. Ensuite remémorez-vous l’état de votre compte, puis soupirez et affrontez le flux de visiteurs en sens inverse pour aller reposer cet accessoire de salle de bain en kit super encombrant que vous trimballez depuis 30 minutes. J’ajoute que mon mode de fonctionnement est de ne pas aller voir tout de suite les vendeurs quand un produit qui me plait n’est dispo qu’auprès d’eux et de faire le tour du magasin avant. Ca permet de mieux visualiser l’ensemble de ce que je vais acheter, et j’ai pas à revenir l’air piteux auprès du vendeur pour faire annuler ma commande après m’être rendu compte que finalement un Füronkl ira mieux dans mon salon qu’un Flatühl.

Nous avons opté pour un canapé deux places, un fauteuil tout mimi, diverses bricoles, des spots et un petit meuble de salle de bain. Après qu’Albane ait payé (moi on m’a toujours dit : les femmes aménagent et font le ménage dans la maison, les hommes sont devant la télé. Donc y a pas de raisons que ce soit moi qui paie alors que c’est pas moi qui vais nettoyer et agencer ces meubles.), je suis allé chercher la voiture pour me garer sur une place de chargement handicapée6 pour grimper les meubles. Sauf que ce maudit canapé dépassait de 10 cm du coffre, même en enlevant les cartons inutiles et encombrants. Après avoir couru au centre commercial d’à côté pour acheter des sangles (ne demandez jamais aux vendeurs de l’Ikéa de Tours, ils s’en foutent et ils ne lèveront pas le petit doigt pour vous. Quand ils daignent vous répondre… Celà dit on peut généraliser ce comportement à une bonne partie des Tourangeaux) et joué au puzzle en 3D pour tout faire tenir, nous repartîmes par la route (on a quand même évité l’autoroute avec coffre ouvert, ça aurait été forcer un peu trop la chance).

La pauvre Albane était coincée derrière moi (le siège avant passager étant inaccessible pour cause de place pour les pieds inexistante), avec le bruit et les vapeurs d’échappement elle a pas mal morflé pendant les 3 heures d’un trajet éprouvant. Elle n’a d’ailleurs pas résisté au voyage, mais grâce aux émanations toxiques son cerveau a continué à émettre des impulsions électriques, faisant repartir le coeur par intermittence. Actuellement elle semble aller bien, malgré une pâleur dûe à un afflux sanguin irrégulier dans les membres, et elle passe une grande partie de la nuit à errer dans notre village en éructant « I need braaaaaiin… »7. Si vous la croisez évitez de lui tourner le dos, on se sait jamais.


  1. C’est pas vrai hein, j’étais pleinement volontaire car un de mes vices cachés est de déambuler dans les magasins d’ameublement et d’essayer tous les canapés. 

  2. C’est au milieu de la France pour ceux qui ne sont pas du coin. Une ville connue surtout pour son équipe de volley-ball et probablement pour un tas de trucs dont je n’ai jamais entendu parler. 

  3. On a présumé qu’ils étaient là pour ça : en fait ils étaient en train de papoter dans leur coin en faisant de temps à autre des croche-pattes aux petits vieux qui tentaient de monter l’escalier.  

  4. je m’étais déjà expliqué là-dessus dans cette note

  5. J’aime ce terme d’abord pour sa sonorité, pour sa rareté dans une conversation courante et surtout pour son inaccessibilité de prononciation à tous ceux qui ont trop bu. 

  6. Les places de chargement étant occupées par des crétins ne sachant pas lire, et les handicapés n’ayant pas décidé ce jour-là de se rendre dans un Ikéa de toute façon pas pensé pour eux, je me suis permis de leur piquer leur place provisoirement. 

  7. Oui, en se zombifiant elle a acquis une stupéfiante maîtrise de l’anglais. 

Je trouve qu'on ne parle pas assez de poneys ici, vite je commente !


Je suis mort et je le sais même pas

Pondu le 13 janvier 2009 - 10 commentaires

Virus

Gravure du 2è siècle d'un virus probablement mortel

Quand j’étais petit, je n’étais pas grand. Enfin si, j’étais grand pour mon âge, mais je n’avais encore pas à me voûter pour arriver à manger proprement, à me plier en 12 pour tenir assis dans une Saxo ou à nettoyer toutes les toiles d’araignée avec mes cheveux dans les vieux greniers poussiéreux. Mais ce n’est pas le propos d’aujourd’hui. Quand j’étais petit donc, j’adorais regarder « Il était une fois la vie »1. Des petits bonhommes à l’intérieur du corps qui luttent contre les féroces microbes envahisseurs, c’est tout de même rudement bien pensé.

Environ 20 ans plus tard (on rajeûnit pas), voilà que je trouve depuis quelques temps que mon système immunitaire fait la feignasse. Non que je sois à l’article de la mort (désolé pour tous les vilains jaloux de ma prestance superbe), mais je cumule les petits tracas du genre rhume avec épenchement nasal improbablement élevé, indigestion sournoise et petites douleurs articulaires le matin2. Il y a bien évidemment des raisons scientifiques à ces maux que je vais vous exposer ci-dessous, impatients petits lecteurs.

Je suis allé voir le Professeur Albert Dupuit, éminent chercheur au Centre National des Fouilles Corporelles à But Médical. Lui et son équipe m’ont examiné sur et sous toutes les coutures, se sont réunis dans leur bureau de crise pour se raconter des blagues de Toto, puis sont revenus avec une explication qui augure l’avenir de la médecine, rien que ça.

Ce bon Pr Dupuit m’a emmené dans son bureau, et m’a dit à peu près ceci :

« – Jeune homme, pour commencer vous devez oublier tout ce que vous savez sur le corps humain. Ce sont des foutaises infondées que nous scientifiques racontons aux gens et aux enfants pour nous moquer d’eux.
–  Vraiment ? Répondis-je stupéfait. Même pour le coup du spermatozoïde qui féconde l’ovule et tout ?
– Celà va de soi ! Réfléchissez, ça ne vous semble pas grotesque d’envoyer autant de spermatozoïdes pour féconder un seul oeuf qui attend pépère dans son coin ? En réalité les spermatozoïdes ont évidemment des bras, et ce sont eux qui construisent pendant 9 mois le bébé, à partir de ce qu’ils trouvent sur place. Les matériaux sont fournis par le corps de la mère.
– Bon et pour mes soucis alors ?
– Eh bien il existe le viagra mon ami !3
– Non pas ceux là, je parle des microbes et virus que j’attire comme des mouches sur une bous… Hé ! Mais  je n’ai aucun problème de libido !
– Oh pardon, c’est tellement fréquent d’habitude. Enfin je reviens à mes moutons. Le corps fonctionne en fait comme un système bancaire mondial vous voyez ?
– Et là c’est la crise ?4
– Tout à fait. Il semblerait que votre système immunitaire soit au bord de la faillite, suite à l’éclatement de la bulle de spéculation intestinale5. Du coup on assiste à des licenciements de masse de globules blancs.
– Je ne comprends pas, pourtant j’ai pris du poids et la graisse se porte bien, surtout aux abdominaux !
– C’est une valeur refuge, comme l’or et les métaux précieux pour nous, on stocke en cas de coup dur. En tout cas vous êtes mal barré.
– Et personne dans mon organisme ne fait quoi que ce soit pour relancer la croissance ?
– Mon pauvre monsieur, votre consommation est au plus bas ! Vos muscles n’achètent plus d’énergie, votre cerveau a à peine les capacités nécessaires pour se rappeler de vous faire respirer, alors pour relancer votre économie corporelle, n’y comptez pas.
– Je suis foutu alors ?
– Hélas, j’ai fait mon maximum mon bon monsieur, mais je n’ai rien qui puisse vous sauver. Je peux cependant vous raconter une excellente blague de Toto que j’ai entendu tout à l’heure et…
– Ca ira merci.
 »

Nous sommes sortis de son bureau, ses collaborateurs étaient en train de faire un concours de bulles de chewing-gum. N’écoutant que mon courage, je lançai : « Hé, pourriez-vous me dire qui de l’éléphant ou du rhinocéros est le plus balèze ? »

Aux dernières nouvelles, même une intervention de l’armée n’a pas suffit à calmer les scientifiques qui continuent de s’étriper sur cette question capitale. Il paraît également que je ne suis toujours pas mort. Albane me renifle quand même tous les matins pour s’assurer que je ne sens pas trop le cadavre, mais vu mon haleine de poney elle pense que je suis de toute façon décédé il y a plus de trois ans.


Note : Un charlatan marabout du berry m’a signalé que toutes ces âneries n’arriveraient pas si je me remettais sérieusement au sport ou que je boive plus de trois litres de vin par jour.


  1. Et non pas « Plus belle la vie », la sitcom au scénario tellement extravagant que je pourrais passer mon temps à en ricaner. 

  2. Non je n’ai pas 80 ballets, mais j’imite super bien le petit vieux. 

  3. Je n’ai aucune idée de l’efficacité du Viagra, mais en tout cas je sais que l’exposition à Plus Belle la Vie provoque une chute de la libido. C’était le message subliminal du jour. 

  4. Je sais, je prends systématiquement la crise économique actuelle comme sujet pour mes notes. C’est comme critiquer à tout va Plus Belle la Vie, c’est un comique de répétition qui va finir par vous lasser. Par contre je trouve étrange que les scénaristes sous extasie de cette Sitcom invraisemblable n’aient pas pensé à se servir de la crise pour justifier des aventures rocambolesques et improbables. 

  5. Inutile de dire que j’en flatule encore. 

Je suis fan de chats, vite je commente !


Je déménage fréquemment

Pondu le 30 décembre 2008 - 9 commentaires

Prenez ce titre au sens où vous le souhaitez, de toute façon il restera vrai dans tous les cas.

Samedi dernier (le 20 décembre donc), nous avons déménagé dans une nouvelle maison. J’ai déjà expliqué tout ça, donc on ne va pas y revenir. Non cette note va relater avec une rigueur que tous mes proches m’envient comment s’est déroulée notre installation.

Jeudi 23 janvier 1986 :

– A une heure encore tenue secrète, naissance d’Albane. Plusieurs prophètes et voyants prédisent la fin du monde dans les 6 prochaines décennies.

Vendredi 19 décembre 2008 :

-10h30 : Etat des lieux de notre nouvelle demeure. La dame de l’agence de location a enfin fini le tour de toutes les pièces, qu’elle a entamé un mois et demi plus tôt. Bien que très affaiblie (ses rations de survie étaient insuffisantes), elle n’a pas rencontré de résistance poussée et a pu accomplir sa mission. Elle nous remet donc l’inventaire des pièces dans une encyclopédie de 8 tomes.

– 19h : Nous amenons nos féroces félins chez Sophie. Ce qui lui fait 4 chats chez elle. Par sécurité nous avons amené une litière de 2 tonnes, ça devrait suffire pour le week-end.

Samedi 20 décembre 2008 :

– 7h30 : Le réveil sonne.

–  7h45 : Le réveil sonnant toujours et n’étant apparemment pas décidé à s’arrêter, nous nous extirpons tant bien que mal du matelas posé à même le sol1.

– 8h30 : Lavés, vidangés, repus et chicots brossés, nous voilà prêts. Nous terminons de rassembler les dernières affaires éparses.

– environ 9h-9h30 : le commando de déménagement arrive : il est composé de Céline, Beau-papa, Belle-maman, P’pa, M’man, Greg (Frangin d’Albane de son état). Tout ce beau monde2 commence bruyamment à sortir tous les cartons.

– 11h (je crois) : Damien et Carole viennent en renfort, ainsi que Mehdi. On en est à jeter les meubles par la fenêtre quand les gens passent en dessous. Ca a le double avantage d’amortir la chute des objets qui du coup ne s’abîment pas, et aussi de se venger de ces salauds d’autochtones qui ont passé leur temps à essayer d’ envoyer Albane sur un bûcher (elle a été accusée 12 fois de sorcellerie, alors que ce n’était justifié que dans 7 cas).

– 11h30 :  Premier incident grave. Mon P’pa se fait attaquer par le buffet en cours de remontage et est contraint de battre en retraite. Ma M’man l’extrait de sa position périlleuse au moment où le buffet tente un high-kick mortel. Epuisés, mes parents préfèrent se retourner se retrancher chez eux. Dans le même temps, le frigo est descendu avec succès. Il capitule dans un dernier râle d’agonie et pourra être facilement transporté dans l’après-midi.

– 11h45 : La table du salon se débat vigoureusement. Elle se met en travers de l’escalier et s’aggripe aux murs. Après un combat au corps à corps acharné, elle se laisse enfin descendre dans le hall d’entrée3.

– 12h20 :  C’est l’heure de manger. Tatan nous rejoint alors pour un festin de sangliers en broche fourrés aux huîtres et Nutella.

– 13h30 : Nous repartons chercher les derniers éléments, ceux dont le poids exèdent les 3 tonnes. Mehdi doit partir sauver le monde des exactions de la mairie de son patelin.

-15h10 : Les derniers meubles arrivent. On les détache avec précaution avant de leur assigner un poste. A part le four à micro-ondes qui veut prendre la place du papier-toilettes, tout le monde optempère.

– Quelques heures plus tard, la maison est enfin vivable si on excepte les attaques au gaz de la fosse septique. Un bon coup d’Eparcil lui fera momentanément claquer son bec puant.

Dimance 21 décembre 2008 :

– Sophie ramène courageusement les 3 chats (Chaussette, Grumeau et Bigorneau) et nous avons juste le temps d’installer les litières avant que ces maudits félins crotteurs ne la remplissent.

Voilà. Je ne crois pas avoir oublié quoi que ce soit, et je certifie sur l’honneur l’exactitude des faits relatés. Merci à tous pour le (grand) coup de main !


  1. Non c’est pas un effet de la crise, j’avais juste démonté le lit la veille. 

  2. J’espère n’avoir oublié personne sinon c’est la lose. Mais c’est ma faute aussi, j’avais qu’à pas nommer les gens. 

  3. Oui nous avions un hall d’entrée. Nous n’avons jamais pu y faire installer un videur malgré nos incessantes demandes auprès des proprios. 

Je veux coucher avec Dric, vite je commente !


Des fois ça va pas comme on voudrait

Pondu le 1 décembre 2008 - 10 commentaires

Pré-note : cette note fait suite à celle-ci : J’ai enfin trouvé le mode d’emploi.

J’ai longtemps hésité à supprimer la note précédente, mais finalement je pense que c’est pas plus mal de la garder. Car tout ne s’est pas passé comme on aurait voulu : nous avons perdu le bébé il y a une semaine. Bien sûr, à 1 mois et quelque de grossesse c’est plus une mini-crevette qu’un vrai bébé, mais dans l’esprit ça revient au même.

Il paraît que ça arrive à 10-20% des femmes enceintes de leur premier bébé, et que c’est souvent dû à des embryons vides ou à des malformations chromosomiques. Pas de bol pour nous, nous sommes allés grossir la statistique.

Apprendre qu’on va être papa ça donne une énergie formidable, et la fausse couche me l’a enlevé. Je me suis retrouvé avec une grosse fatigue et un grand vide. Et encore, c’est rien en comparaison de ce qu’a dû subir Albane, qui a eu en plus des conséquences physiques (rien de grave, mais ça a été très douloureux pour elle).

Passé le choc, on a décidé que de toute façon on allait recommencer dès que possible. Mais là vous n’apprendrez l’existence d’un mini-nous que lorsqu’il aura 27 ans et qu’il aura fini ses études de médecine.

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J'ai enfin trouvé le mode d'emploi

Pondu le 20 novembre 2008 - 13 commentaires

Mes amis, c’est la crise.

J’en veux pour preuve différentes calamités qui s’abattent sur nous telles des ménagères sur des produits soldés1, comme la diffusion d’épisodes de Plus Belle la Vie (de merde) en prime time, le refus répété de la Française des Jeux de me laisser gagner à l’Euromillions, et même Live Messenger dans sa dernière version (beta certes) qui ne m’affiche jamais mon unique émoticône dans la fenêtre de conversation quand je veux m’en servir2.

Nous sommes donc bien d’accord sur ce point : on est globalement dans la mouise. Et en période de crise, il n’y a qu’une seule et vraie manière de s’en sortir : se reproduire le plus rapidement et le plus fréquemment possible pour pouvoir envoyer ses gosses travailler à la mine (et en plus ça occupe les longues soirées d’hiver – ou d’automne – lorsqu’on n’a plus les moyens d’allumer la télé et qu’on coupe le chauffage dès que la température extérieure excède les 3°C). Certains l’ont déjà compris et ont pris de l’avance (félicitations à Maître Mô), nous avons donc décidé Albane et moi de mettre à contribution nos gènes exceptionnels et d’offrir au Monde de quoi payer nos retraites quand nous seront vieux (et même très vieux, vu les augmentations successives de la durée du temps de travail (que ce soit sur du volontariat ou du volontariat obligatoire).

Bébé cochon

Voici à quoi devrait ressembler notre bébé

En effet, nous avons apparemment réussi à nous accoupler3 et le résultat est là : si tout va bien au mois de juillet 2009 devrait naître un(e) mini-nous qui va nous pourrir la vie pendant au minimum une vingtaine d’année et rendre gaga les grands-parents. J’ai vraiment hâte de pouvoir changer les couches, moucher son nez de morveux(se), l’écouter brailler toute la nuit, puis plus tard le(la) voir voler des scooters, prendre de la drogue, s’envoyer en l’air à l’âge de 11 ans sans protection et me retrouver grand-père trois ans plus tard alors que mon rejeton à moi sera en prison pour meurtre.

Je m’adresse maintenant aux gens déjà parents ainsi qu’aux nombreux spécialistes de l’enfance qui me lisent : pourriez-vous me confirmer qu’il est dangereux pour un bébé d’être exposé dès deux ans aux radiations d’uranium, je voudrais savoir quand je pourrais envoyer notre futur enfant bosser dans la décharge à ciel ouvert de St Martin, j’ai vu qu’ils avaient déposé plein de déchets nucléaires et on doit bien pouvoir les revendre sur le marché.

Maintenant je dois faire en sorte que notre gnome naisse le 11 juillet (jour illustre qui m’a vu naître en cet été pluvieux de 1980), et si c’est un petit mâle je l’appelle Junior.


Note : Annoncer la nouvelle de cette façon est quand même largement plus classe que mettre des petites fleurs partout sur mon blog et balancer des banalités comme « je suis tellement heureux, la vie s’annonce belle et radieuse, les petits zoziaux chantent gaiement dans les champs et patati patata ».

Re-Note : Je suis quand même super content. J’irai même jusqu’à dire que je suis tellement heureux, la vie s’annonce belle et radieuse, les petits zoziaux chantent gaiement dans les champs et patati patata.

La suite de cette note ici : Des fois ça va pas comme on voudrait. Les commentaires de cette note-ci sont fermés.


  1. Oui c’est honteusement cliché, j’aurais pu prendre « des mecs sur un magazine de charme », mais c’était moins rigolo. 

  2. A ce propos, je conçois que’on soit dans une période de restriction, mais tout de même vous pourriez faire une exception pour moi qui n’utilise qu’un seul petit smiley tout sympathique. 

  3. Je tiens le mode d’emploi à disposition pour tous ceux qui seraient intéressés et majeurs, en revanche je n’ai pas la vidéo de la conception car la batterie a lâché avant. 

Je suis fan de chats, vite je commente !