Pixel mort

Pondu le 4 août 2021 - 0 commentaires

Pas de jolie fille dénudée cette fois-ci, mais une nouvelle pondue en lisant cette quote de DansTonChat.com.

Pixel mort

Jour 1

Ça a commencé il y a deux semaines, mais ça pourrait dater d’encore avant. Un pixel blanc, sur mon écran d’ordinateur à la maison. Un seul pixel, dans le quart supérieur de l’écran.

Sur un écran, on parle de pixel mort dans deux cas : soit il ne s’allume pas, soit reste allumé sur une couleur fixe. Dans mon cas, ce pixel mort est blanc.

Non en fait, il n’est pas tout à fait blanc. Pas gris, pas crème non plus. Un espèce de blanc très légèrement jauni. Et il est là, sur mon super écran haut de gamme qui n’est évidemment plus sous garantie depuis un mois seulement.

Bon après c’est juste un pixel, je peux faire abstraction. J’ai eu pendant des années un vieil écran avec des pixels morts dessus, je m’y étais habitué.

Jour 6

Le samedi, j’aime bien jouer aux jeux vidéo pour commencer la journée. C’est un peu mon petit plaisir du weekend, je suis dans ma bulle, ça me détend.

J’allume mon PC, l’écran du mot de passe apparaît. Avec ce foutu pixel mort, évidemment.

Sauf que… il n’est plus au même endroit non ? Il est toujours à gauche, mais il est un peu descendu. Non, je ne suis sans doute pas bien réveillé. Et puis ça ne va pas me gâcher ma journée.

Jour 7

Ce matin j’ai voulu vérifier un truc sur Internet. J’allume mon PC, et… le pixel est encore descendu. il était en haut de l’écran, il est presque au centre à présent. Cette fois j’en suis sûr, ce pixel a bougé.

Je suis informaticien depuis vingt ans, je n’ai jamais vu ça. Personne n’a jamais vu ça, des pixels morts qui se déplacent. Ce n’est peut-être pas un problème matériel alors… Un virus à l’ancienne peut-être, une mauvaise blague d’un type qui a fait ça pour s’amuser ?

Je passe la journée à tout vérifier, tout nettoyer. J’ai redémarré plein de fois mon PC, et ce foutu pixel mort se voit dès le démarrage, ce n’est donc pas un virus classique ayant infecté Windows.

C’est peut-être dans le firmware de l’écran, ce petit logiciel interne qui sert à régler l’affichage ? Ah, il y a justement une mise à jour pour mon écran. Je l’installe… Oui, il a disparu !

Ah ah, c’est qui le plus fort ? Victoire par KO !

Jour 12

Un pixel blanc est apparu sur mon écran au travail. Le même pixel blanc sale que j’avais chez moi, au même endroit. Je n’ose pas le montrer à mes collègues, j’ai peur que ce soit une hallucination. Ce n’est pas possible, mon écran au travail n’est pas de la même marque, et lui ne se met pas à jour.

Je passe la journée à chercher sur Internet des cas similaires au mien, c’est peut-être un type qui s’amuse à cibler quelqu’un pour lui réclamer de l’argent, ou par pur sadisme. Les gens sont tellement tordus…

Jour 15

Je n’ai rien trouvé sur Internet. Il y a bien des cas qui ressemblent à ça, mais il s’est trouvé finalement que c’était juste l’écran qui flanchait petit à petit, ce qui donnait l’impression que les pixels morts se déplaçaient. Mais aucun cas de piratage ou de virus qui permettrait d’afficher à volonté un pixel blanc sur n’importe quel écran.

Le pixel blanc sale est réapparu sur mon écran à la maison.

Jour 17

Ce matin, alors que je montrais quelque chose à un de mes collègues sur mon écran, il me dit : « Hé t’as vu, t’as un pixel blanc sur ton écran, ça te gêne pas ? ». Si si, ça me gêne. Je ne vois même que lui. Je le remarque tout le temps, même sur un fond blanc vu qu’il n’est pas tout à fait blanc justement.

Je ne dors pas très bien la nuit, et j’ai du mal à me concentrer au boulot à cause de ce simple tout petit pixel mort. Mais au moins ce n’est pas une hallucination puisque mes collègues peuvent le voir. Quelque part, ça me soulage.

Jour 23

Il a grossi. Hier un autre pixel mort est apparu à côté du premier, et cet après-midi ils sont quatre. Quatre pixels, ce n’est pas non plus intravaillable, c’est juste très inconfortable.

Maintenant qu’il y en a plus, je vois bien qu’ils ne sont pas blancs. La couleur ressemble à celle d’un gros bouton d’acné énorme, un blanc dégueulasse.

Je formate mon poste, je le réinstalle complètement. Les pixels blancs ne sont plus là. Je suis soulagé, bien plus que je ne l’aurai cru.

Jour 25

Le pixel mort est réapparu en haut à gauche. Je demande à mon responsable si je peux changer d’écran.

Jour 26

Mon responsable a donné son accord, j’ai remplacé mon écran par un modèle tout neuf et plus grand. Pas de problème d’affichage, tout va bien. Je pense qu’en suis débarrassé cette fois. C’est dingue cette histoire quand même.

Jour 29

les pixels morts sont revenus sur mon nouvel écran de boulot.

Ils sont là, au centre à gauche de l’écran, à me narguer. Pile au centre, j’arriverai sans doute à les ignorer, mais comme ils sont légèrement décalés sur la gauche, c’est insupportable. Je ne dis rien à mes collègues, ils vont me prendre pour un fou.

Jour 32

J’ai informé mon responsable, en lui parlant de mon PC de bureau et de celui chez moi. Au début il a cru que je me foutais de lui, mais les pixels morts sont bien là.

Il a essayé les mêmes manips que j’ai déjà fait dix fois, sans plus de succès. Tant pis, je vais faire avec.

je dors à nouveau très mal, je suis irritable.

Jour 36

On est lundi. J’aime mon travail, donc je n’ai pas d’à priori négatif sur les lundis. Mais là, je dois me forcer pour aller au boulot. J’arrive souvent dans les premiers sur les cinq personnes qui travaillent dans le même bureau que moi. D’habitude j’apprécie ça, mais là je regrette de ne pas pouvoir être distrait par ce qui se passe autour de moi.

D’autres pixels morts sont apparus. Il y en a maintenant une bonne dizaine. J’ai une tâche blanche bien visible sur mon écran. Je ne sais plus trop quoi faire là.

Un de mes collègues arrivé tôt lui aussi a une idée brillante : et si j’essayais de brancher un autre écran en plus du mien ? Comme mon poste supporte le multi-écran, je branche mon ancien écran à côté du nouveau.

Ouf, pas de taches sur celui que je viens de rajouter. Je peux donc travailler sur un seul écran pendant que l’autre affiche ces pixels dégueulasses.

Jour 37

J’ai fini par mettre un post-it sur l’écran pour masquer les pixels morts. J’avais l’impression qu’ils m’observaient, ça devient n’importe quoi cette histoire.

Jour 40

Alors que la semaine ne s’est pas trop mal passée, je m’apprête à partir en weekend. Je finis d’écrire de la documentation technique, je sauvegarde et… Non, je dois rêver… Un pixel pas tout à fait blanc est apparu sur mon deuxième écran. En haut à gauche. Je le vois même sous Word alors que la page est blanche.

J’éteins précipitamment mon poste et je pars rapidement.

Jour 43

Nouvelle semaine, nouveau lundi. Ce putain de pixel mort est toujours là. Et il a déjà commencé à migrer vers le centre de l’écran.

J’enlève le post-it de l’autre écran : la tache a encore grandi. Les pixels morts ne forment pas une tâche ronde, elle est légèrement allongée. Et la couleur semble légèrement différente au centre, elle a pris une teinte légèrement grise, moins lumineuse.

Mes collègues pensent à un virus eux aussi. Mais quand je leur explique dans le détail tout ce que j’ai déjà fait pour résoudre ce problème, ils n’ont pas plus d’explication que moi.

Jour 45

Comme ça fait des jours que je dors très mal, j’ai une tête de déterré. Mon responsable me conseille d’aller voir un médecin sans tarder.

Je prends ma journée, et j’appelle mon médecin. J’ai du bol, il a une place libre pour ce soir.

Jour 57

Après une semaine d’arrêt, je me sens bien mieux. Je n’ai bien sûr pas tout dit à mon médecin, mais il a bien vu que ça n’allait pas vu qu’il m’a donné des cachetons pour mieux dormir. Moi qui ne prends même pas de Doliprane quand j’ai mal à la tête, je me suis jeté dessus.

Je retourne au boulot la boule au ventre. Me voilà devant mon ordinateur éteint. Et je n’ai aucune envie de l’allumer. Je voudrais être le plus loin possible de cet écran.

J’appuie sur le bouton, le PC démarre. Et les tâches sont là, sur les deux écrans. Elles ont encore grossi, je ne peux même plus m’en servir.

Un de mes collègues récupère un vieil écran dans un coin, et on le branche à la place de ceux que j’avais. Les taches ont disparu. Je met un fond d’écran sombre exprès, pour bien vérifier qu’aucun pixel blanc ne s’affiche. Mon collègue vérifie en même temps que moi, je n’ai plus confiance dans ce que je vois.

Puis sous nos yeux, un pixel mort apparaît. Un seul, en haut à gauche. Et il commence à se déplacer vers le centre. Lentement, avec obstination.

Mon collègue n’en croit pas ses yeux, il n’arrive pas à détacher le regarde de ce foutu pixel qui migre vers le centre de l’écran. J’arrache la prise de courant et je me mets à pleurer.

Jour 58

Je suis rentré chez moi hier après l’incident.

Mon collègue a fini par rallumer le poste en présence de tous les gens qui travaillent dans le bureau. Ils ont bien vu le pixel mort, mais celui-ci n’a pas semblé se déplacer. Mes autres collègues ne savent pas trop quoi en penser. Que moi j’hallucine passe encore, mais que mon collègue aussi… Ça fait beaucoup.

Jour 59

Tout mon bureau est en mode enquêteur. Je suis revenu au boulot, on est tous derrière mon écran pour essayer de comprendre.

J’allume le PC. Le pixel mort est bien visible. Et lentement, il recommence à bouger. On a tous le regard fixé sur cette tache presque blanche, sur le mouvement improbable de ce petit pixel cassé.

Chacun lance des hypothèses, tente des manipulations, on formate le poste, tout ce que j’ai fait déjà plein de fois. Sans plus de succès. Le pixel mort a déjà commencé à contaminer ses voisins, la tache s’agrandit.

Mon responsable me donne un ordinateur portable qui était en test en disant que peut-être que le formatage ne suffit pas. Certains virus sont en effet capables de réinfecter un poste même après qu’il ait été remis à zéro.

Mais en moins d’un quart d’heure, le pixel mort apparaît sur mon nouveau poste.

Personne ne sait plus quoi faire, mais il apparaît clairement que je ne dois plus me servir d’un ordinateur. Pour un informaticien, ça va être compliqué. Je rentre chez moi.

Arrivé à la maison, je consulte machinalement mes mails sur mon smartphone. Je le lâche en poussant un cri : là, en haut à gauche, un pixel blanc est apparu.

Jour 60

Je suis à nouveau arrêté par le médecin. J’ai fini par lui parler de mon problème. C’est un bon médecin, il n’a rien laissé paraître. Je lui ai donné le numéro de mon boulot, pour qu’il contacte mes collègues en cas de besoin.

Je n’ose plus toucher à tout ce qui a un écran, même la télé.

Jour 65

Le médecin m’a rappelé. Il pensait soit à un problème oculaire, soit à un problème psychiatrique. Mais après avoir appelé mes collègues qui ont confirmé mon histoire, il s’est carrément déplacé jusqu’à mon travail pour constater de lui-même le problème.

Cette histoire l’intrigue au plus au point et il est comme un gosse devant un tour de magie, mais j’ai du mal à partager son enthousiasme. Il me demande si je suis d’accord pour passer quelques tests. Bien sûr que je suis d’accord, je ferai n’importe quoi pour que ça s’arrête.

Sur mon smartphone, la grosse tache blanchâtre a envahi la moitié de l’écran.

Jour 73

Mon médecin a pris sa journée pour m’accompagner. Mon problème semble beaucoup l’amuser. Pas moi, c’est un peu mon métier qui est en jeu. Et puis se passer de tout ce qui a un écran de nos jours…

On me fait faire des tests d’effort, on regarde ma vue, on me met devant un ordinateur qui sans surprise de ma part affiche un pixel mort au bout de deux minutes.

On me met devant un deuxième ordinateur : pareil. Un type émet l’hypothèse d’une perturbation magnétique de ma part, mais ils n’ont pas l’équipement pour faire des tests. Il faudrait m’envoyer dans un labo de recherche, avec des équipements plus pointus.

Mon médecin doit connaître pas mal de gens dans ce domaine, puisqu’après quelques coups de fil de sa part, il m’annonce que je dois me rendre dans un labo sur Paris.

Génial… Je note le rendez-vous sur un agenda papier, ça fait déjà deux smartphones dont je bousille l’écran en essayant de m’en servir.

Jour 85

Les mecs sont des pointures, ça se sent. Contrairement à ce que je pensais, la plupart de ces chercheurs n’ont pas une dégaine de savants fous, ils sont tout à fait normaux. Moi qui adore les clichés, je suis presque déçu.

Par contre ils ne trouvent aucune cause plausible à mon problème. Ils m’ont fait asseoir devant une dizaine de postes informatiques, en filmant le tout. Chaque fois les pixels morts sont apparus en haut à gauche, se sont déplacés et ont contaminé les pixels d’à côté jusqu’à ce que l’écran soit entièrement blanc sale/gris.

Je passe une batterie impressionnante de tests, pour vérifier des hypothèses de plus en plus farfelues. Non, rien ne semble clocher chez moi.

En attendant je ne peux plus travailler. Je suis en congé longue maladie, mais ça ne pourra pas durer indéfiniment.

Jour 102

Un de mes collègues vient de m’appeler. Un pixel mort blanchâtre est apparu sur son écran, ça ne l’amuse pas du tout.

Jour 175

Ça fait maintenant un mois que le phénomène des « pixels zombies », comme les ont appelé les médias, constitue l’essentiel de l’actualité. Le nombre de gens qui contaminent les écrans est en augmentation constante, comme un virus extrêmement contagieux. On recense des centaines de milliers de cas partout dans le monde, et on parle déjà d’une récession monstre, de la chute de la bourse, de la fin du monde.

Je n’ai pas approché d’un écran depuis des mois maintenant. J’ai déménagé, j’ai coupé tous les ponts avec mon ancienne vie. Mes nouveaux voisins ne me connaissent que comme le gars un peu bizarre venu jouer au maraîcher dans leur campagne profonde.

Je vais bien.

On est bien sur skyblog ici ? Vite, je commente !


La vérité sur les aliens

Pondu le 23 juin 2011 - 2 commentaires

Je vais vous parler aujourd’hui d’un sujet hautement important1 : les extra-terrestres.

Nous n’allons pas parler de tous les extra-terrestres mais nous focaliser sur ceux qui se sont lamentablement écrasés une nuit de 1947 à Roswell (Nouveau-Mexique) alors qu’ils rentraient d’une tournée des bars en l’honneur de Roger l’ET (Extra-Terrestre) qui allait se marier avec une jolie tentacule verte la semaine suivante. Ce qui me donne l’occasion de vous rappeler que premièrement l’alcool au volant c’est mal, et que  deuxièmement il est bien connu qu’épouser un truc vert porte malheur.

Comme vous le savez sûrement, cet incident à peine digne de figurer dans les faits divers d’un journal local continue d’alimenter des folles rumeurs de la part de gens tellement étranges qu’ils feraient passer les Extra-terrestres pour des gens socialement bien intégrés. On a même eu droit à une autopsie d’ET qui était superbement bidonnée.

La plupart des gens s’en foutent, mais parmi ceux que ça intéresse beaucoup pensent qu’on est certainement pas tout seuls dans l’Univers. Ce qui rend la thèse des ET bourrés qui se sont plantés dans un platane tout à fait plausible.

Si on part du postulat que la vie intelligente existe ailleurs que sur notre planète, et que cette vie a les moyens de se balader dans l’espace inter-sidéral, qu’irait-elle foutre sur une planète où des primates à peine descendus de leur arbre en sont encore à essayer de savoir qui de l’éléphant ou du rhinocéros est le plus balèze. Les ET répondraient d’ailleurs que même en associant un éléphant à un rhinocéros ils seraient moins balèzes qu’un Sglormuk Veniarque, qui est comme chacun sait la créature la plus balèze de l’Univers. Ce qui rend le débat caduque.

Programme d'échange de femelles dans le cadre du développement du tourisme sexuel inter-planétaire

Ces ET n’ont donc objectivement aucune raison de se rendre par chez nous. Les humains sont notoirement bruyants, ils envoient des signaux à tire-larigot sans se soucier de la pollution des ondes et leurs pornos n’exciteraient même pas un panda. Pire, ils tiennent des blogs dans lesquels ils causent de trucs futiles.

Et pourtant, d’après les témoignages de gens au taux d’alcool pas trop élevé, des tas d’ET sont déjà venus nous voir. Vous vous en doutez, j’ai une théorie à ce sujet : les ET qu’on voit débouler chez nous sont des déchets, des asociaux, des pervers venus tester leurs dernières sondes anales et des pseudo-scientifiques qui se disent que l’étude de ces mammifères dont les mamelles sont parfois en plastique sont un sujet de thèse facile et qui ne demande pas trop d’efforts.

A l’image des occidentaux qui parcourent le tiers-monde comme des clodos parce qu’ils pensent que ça améliorera leur karma et que la rencontre avec les pauvres leur ouvrira l’esprit en les forçant à partager le peu qu’ils ont avec des étrangers qui pourraient gagner en 1 heure dans leur pays capitaliste ce que eux gagnent en une semaine dans leur contrée merdique, on se coltine donc des aliens alter-mondialistes en vadrouille, venus dans leurs poubelles de l’espace pour rencontrer des pauvres. Sauf que comme les humains sont passablement égoïstes et xénophobes, la principale réaction qu’ils rencontrent est hostile à leur égard.

Ce qui fait que ce qu’on prend pour de la haute technologie extra-terrestre est en fait un reliquat délabré de ce qui se faisait il y a quelques siècles. A titre de comparaison, c’est comme si on présentait à un homme de néandertal2 un minitel3 en lui disant que c’est le must de la communication. Je vous accorde que pour lui ça serait un sacré bond technologique en avant, mais n’empêche qu’on se serait bien foutu de lui à l’heure de nos smartphones.

Et si encore ils en profitaient pour balancer des messages écolos genre « Ne bousillez pas votre planète, toutes les autres sont déjà prises » ou « Vous pourriez pas baisser la radio ? On entend que vous dans tout le Système Solaire ! », ils serviraient au moins à quelque chose. Mais même pas. Désespérants d’inutilité…

Où en étais-je donc… Ah oui, Roswell. Je suis spontanément tenté de dire que même en tant qu’humain, Roswell est un coin paumé plein de bouseux d’un attrait touristique totalement nul. Donc pour que des ET aillent s’écraser là-bas, c’est qu’ils avaient une sacrément bonne raison d’y aller. Genre ils faisaient du trafic de drogue, de caca de panda, de furets ou une collection sous le manteau des meilleurs blagues mexicaines. Ou pire, ils contrefaisaient des DVD4. Vous conviendrez avec moi de la patibularité de ces individus aliens, des gens peu fréquentables que vous ne présenteriez pas à vos parents mesdemoiselles (surtout que même si les sex-toys se sont largement démocratisés, c’est toujours délicat d’avouer à ses géniteurs son goût pour les sondes en vigueur chez les extra-terrestres).

Ce qui fait que je ne comprend pas très bien que les ufologues puissent s’extasier de la venue sur notre planète de délinquants ou de paumés. Et pour vous prouver que mon raisonnement est juste, ces mêmes ET en sont réduits à jouer dans une pub pour Canal+ dans une tenue que même notre défunt Carlos aurait réprouvé. Si c’est un signe d’intelligence supérieure, je préfère rester con.


  1. Je ne sais pas pourquoi je précise à chaque fois que c’est important, étant donné que les sujets de toutes mes notes sont de la plus extrême importance, à l’exception de celles sur les chats peut-être. 

  2. Qui avait paraît-il un plus gros cerveau que Cro-Magnon. Comme quoi y a pas que la taille qui compte. En tout cas pas celle du cerveau. 

  3. J’aurais pu prendre en exemple le télégraphe, mais c’eut été passer sous silence cette formidable invention française qu’est le minitel. En plus le télégraphe c’est rien que du tam-tam ou des signaux de fumée transformés en signaux électriques. 

  4. Je sais c’est idiot vu que les DVD n’existaient pas en 1947. Et vu que la technologie a plutôt été conçue au Japon, ça ne peut pas provenir d’eux. On va dire que je ne suis pas à une incohérence près. 

Je connais personnellement Chuck Norris, vite je commente !


Du papier bien mal rentabilisé

Pondu le 20 mai 2011 - 8 commentaires

Il est un sujet hautement écologique et qui nous touche tous et tous les jours dont je voudrais parler ici : la gestion du papier dans les lieux publics.

Dit comme ça, je vous accorde que c’est pas folichon comme sujet. Mais attendez un peu, ça va empirer après.

Quand je parle de papier, je veux en fait parler des serviettes et mouchoirs en papier et du papier toilettes. Car enfin, voilà là une source inépuisable d’incompréhension de la quasi majorité des gens. On pourrait même dire qu’il y a deux catégories de gens dans le monde : ceux qui conçoivent les serviettes et mouchoirs en papier ainsi que le papier toilettes à destination des lieux publics, tous les autres, et enfin ceux qui ne savent pas compter.

Commençons par le papier toilettes : mais pourquoi mettre toujours des rouleaux de papier super fins ? On peut voir à travers, et il est certain que ce papier va se déchirer entre nos doigts dès qu’on va s’en servir. Curieusement, il est cependant indéchirable quand vous voulez en prendre un morceau, et le pré-découpage est un piège à cons du même acabit que les ouvertures faciles.

Ma jolie, ce n'est pas avec ce PQ bas de gamme que tu vas essuyer ce foutoir !

Je présume que la finesse de ce papier est en grande partie due à de basses considérations économiques : moins d’épaisseur = moins de matière première = plus de profits1. Ça c’est la théorie. Parce que la pratique, la voilà : quand le papier semble trop fin, on en prend beaucoup plus pour le plier (ou le rouler, quand on fait partie de ces immondes rustres qui osent enrouler le PQ autour de leur main au lieu de le plier délicatement) et ainsi augmenter l’épaisseur. Pire : quand vous êtes dans des toilettes publiques, nids à bactéries par excellence et que vous devez vous asseoir sur la cuvette, vous allez mettre plein de papier dessus afin de faire un coussin pour votre popotin. Et comment estimez-vous que vous êtes suffisamment en sécurité pour ne pas chopper toutes les vilaines bestioles microscopiques ? Par la sensation de molletonné2 sous vos fesses, que vous allez donc atteindre en déroulant la moitié du rouleau tellement le papier est fin.

 

Gain final de l’opération « Moins d’épaisseur pour plus de pognon » : nul.

Continuons avec les serviettes en papier :  nous avons tous en tête la scandaleuse et inefficace serviette de fast-food, qui offre le tour de force de retenir absolument aucune particule graisseuse, alors que c’est justement ce dont on souhaiterait débarrasser ses doigts ou sa bouche3. En effet, cette étoffe végétale (faut bien trouver des synonymes et autres métaphores pour causer de ce fichu morceau de serviette en papier) n’accomplit résolument pas sa fonction, elle n’absorbe rien, elle est rêche au toucher et malgré ça elle semble tout de suite sale dès que vous y touchez.

Ce dernier point mérite qu’on s’y arrête, car l’explication de ce phénomène tient en fait à l’extraordinaire propriété anti-adhésion de la serviette. Le peu de gras que vous arriverez à déposer sur cette serviette ne s’y fixe pas, et il va donc repartir sur vos doigts/bouches au prochain passage. Tout ceci contribue donc au fait qu’encore une fois, l’utilisateur se verra contraint de remplacer la qualité par la quantité, en prenant une montagne de serviettes.

Alors autant je peux comprendre l’équation du PQ, même si j’ai brillamment démontré qu’elle est erronée. Mais là, qui a bien pu pondre un tel concentré d’ânerie ? Ils ne testent pas leurs produits avant de les mettre à disposition ? Verrai-je de mon vivant la fin des émissions de variété le vendredi soir, alors qu’un sondage récent a montré que c’est un des jours de la semaine où les gens voudraient le plus voir des films ?

Il se trouve que j’aurais encore plein de trucs à dire sur les fast-foods, notamment sur la différence entre les sandwichs Quick dans leurs pubs et dans la réalité, mais je m’éloignerai dramatiquement du sujet et je vous sais pointilleux sur la rigueur qu’il convient de donner au sujet traité dans cette note aujourd’hui.

En résumé, gain final de l’opération « Moins d’efficacité pour plus de blé » : nul.

Finissons enfin avec les kleenex qu’utilise par exemple la crèche de Mini-Dric. Ils sont tellement fins qu’on se retrouve vite avec les doigts dans le nez et des morceaux de kleenex éparpillés sur les doigts et dans les narines. Non pas que je n’aime pas avoir les doigts dans mon nez. Je n’ai pas honte de dire publiquement que je prends un certain plaisir à pratiquer l’exploration digitale4 dans mes conduits nasaux, mais quand j’ai recours au mouchoir en papier c’est bien parce que le contenu de mon nez est trop liquide pour être extrait avec les doigts. Et c’est en général le cas de tous les utilisateurs de mouchoirs en papier qui ont le nez qui coule. La solution : doubler ou tripler l’épaisseur en superposant plusieurs mouchoirs. Vous pourriez me dire que c’est pour pousser à la consommation, mais je vous rappelle que nous parlons ici de l’utilisation du mouchoir en papier dans un lieu public, et que la crèche de Mini-Moi n’a aucun intérêt à ce que nous vidions ses stocks de mouchoirs pour épancher les fuites nasales de nos charmants petits monstres.

Gain final de l’opération « Plus de finesse pour plus de pépètes » : nul.

Ce qui nous fait, si je compte encore juste à ce stade de réflexion :

bénéfices : 0 – emmerdements : 35

Je n’ai pas de conclusion à vous fournir pour tout ceci, à part que parfois, privilégier la qualité ne se révèle pas forcément plus coûteux au vu du propos exposé dans cette note. Ainsi, boycottons les knackies premier prix, car ils sont vraiment infâmes et en plus comme on les achète par paquets de 20, il faut tout manger si on ne veut pas gaspiller.


  1. Ce qui sous-entend que oui, on peut faire du profit avec du PQ. Mais la concurrence est acharnée dans le domaine, voir le célèbre ouvrage du Dr Henkel : La bataille du papier hygiénique dans la seconde partie du XXè siècle, aux éditions Flamby. 

  2. molletonné ou moltoné, puisqu’il semble que les deux orthographes soient usitées en matière de textile. Néanmoins, seule la première forme est officielle. 

  3. Je parle bien de graisse alimentaire puisque sinon les filles adorent se mettre du gloss, qui n’est autre que du gras en stick. 

  4. attention au faux ami importé des pays anglophones, heureusement en voie de disparition : dans les années 2000, « digital » était souvent employé pour « numérique », vu que c’est à peu près ce que veut dire ce mot en ricain. C’est une grossière erreur que nous avons heureusement pu éviter de transmettre aux jeunes kikoolol dernière génération qui n’ont de toute façon même plus le niveau linguistique suffisant pour écrire le mot « digital ». Ni le mot « numérique » d’ailleurs…  

  5. C’est d’ailleurs particulièrement vrai avec le PQ, et de façon littérale en plus. 

Je suis une blonde, vite je commente !


Le vrai patriotisme

Pondu le 2 septembre 2010 - 12 commentaires

Vous le savez, c’est la crise. Ou plutôt la Crise, le « c » majuscule induisant une forme de crainte respectueuse de ce phénomène. Ce qui me fait d’ailleurs penser qu’à l’instar des anciennes divinités maléfiques qu’on vénérait pour ne pas se prendre leur divin courroux sur la tête1, je devrais monter une secte qui vénèrerait la Crise pour qu’elle épargne mes ouailles. J’appellerais ça le Temple Critique de la Rédemption et ce serait bien cool.

Je pourrais attirer une foule de boursicoteurs, de financiers, de personnalités politiques, que des gens puissants en fait. Oui parce que les pauvres ils ne craignent pas la Crise eux. Ils sont dedans depuis qu’ils sont petits donc ils ont appris à faire avec. Salauds de pauvres, ils faut toujours qu’ils aient des avantages que les autres n’ont pas.

Mes adeptes seraient donc des gens riches, ce qui me permettrait de leur réclamer des dons généreux pour ma poche paroisse, de les avoir à ma botte, de coucher avec plein de filles trop crédules2 et de pouvoir enfin péter dans des draps en soie.

Mais en fait cette digression n’est absolument pas le sujet de cette note, qui va plutôt parler de : « Comment qu’on fait quand on est gouverne un pays plein de pauvres et qu’on voudrait qu’il rapportent un peu à l’État ? ».

Une femme russe patriote

Figurez-vous qu’un pays a trouvé la solution. Et je ne parle pas d’une petite république bananière d’Amérique Centrale mais d’un pays plus grand que l’Europe, et duquel nous sommes largement dépendants en approvisionnement en gaz naturel3. Une solution si simple qu’elle en est brillante : Alexeï Koudrine, le Ministre Russe des Finances encourage ses concitoyens à boire et fumer tant qu’ils le peuvent pour réduire les déficits publics4. Évidemment il ne l’a pas dit comme ça, mais ça revient au même.

Car enfin à quels loisirs peut bien avoir accès le pauvre, russe de surcroît ? Certainement pas les jolies filles, puisqu’elles émigrent en masse vers nos contrées pour y être exploitées sexuellement. Non le pauvre est facilement enclin à boire pour oublier ses galères, et à fumer parce que ça détend. Hors on sait tous que les taxes énormes que les pays mettent sur les produits alcoolisés et cancérigènes rapportent plein de sous. En Russie c’est même la principale source de revenus du Gouvernement, selon l’Institut d’Étude du Peuple et des Jolies Filles (cet institut est très largement controversé pour ces affirmations à l’emporte-pièce, sachez-le). L’équation pour générer des revenus est simple : plus de pauvres = plus d’alcool et de cigarettes vendu(e)(s)5 = plus de sous dans les caisses de l’Etat.

Bien évidemment cette équation a ses limites. On ne peut décemment augmenter le nombre de pauvres sans affaiblir le reste du pays, et de plus trop de pauvres ça pose toujours des problèmes de délinquance, d’habitats insalubres, c’est moche sur les cartes postales et ça file une mauvaise réputation au pays. Du coup il faut pouvoir renouveler son stock de pauvres sans risquer la surproduction. Le seul levier sur lequel on peut jouer est donc la consommation d ‘alcool et de cigarettes. Augmenter les taxes est un mauvais calcul puisque les pauvres ne pourraient plus se payer ces denrées, donc il faut encourager la consommation effrénée. Un abus d’alcool et de tabac entraîne la mort prématurée des consommateurs, ce qui assure le renouvellement des populations sans le sou, on augmente les revenus, c’est définitivement une bonne idée pour se sortir de la Crise.

Malheureusement cette idée géniale est inapplicable chez nous, la faute à notre maudite couverture de santé. Les pauvres résidant en France peuvent bénéficier de la CMU et donc accroître artificiellement leur durée de vie, sans compter que les dépenses de soins sont du coup payées par l’Etat qui accumule alors plus de déficits que de recettes dans cette opération (ce qui explique les campagnes anti-tabac et alcool dans notre pays, sinon on ne dirait rien). Je m’adresse donc solennellement à tous les pauvres (et même aux autres) de France et de Navarre pour leur dire de cesser de picoler comme des trous et de fumer comme des pompiers. C’est bien beau d’être patriote, mais ça ne sert à rien en France.

Tant qu’à aider efficacement l’État optez plutôt pour une addiction au jeu, maintenant qu’il est correctement encadré et taxé.

Source : entre autres.


  1. A ce propos le Dieu Chrétien de l’Ancien Testament – celui décrit dans le Nouveau étant vachement plus cool, mais il s’agit en réalité du même Dieu – entre dans cette catégorie, avec ses plaies d’Égypte et autres noyade d’armée. 

  2. C’est un passage obligé pour tout gourou qui se respecte, et sérieusement un gourou sans abus sexuels c’est un peu comme une pub de savon sans fille nue, c’est complètement irréaliste. 

  3. Si vous n’avez pas trouvé, la solution arrive plus loin, ne paniquez pas. 

  4. Cette information est véridique. Sans mentir. Parole. 

  5. Oui là je n’ai aucune idée de la façon dont on accorde le verbe vendre avec alcool et cigarettes, donc faites à votre sauce. 

Je connais personnellement Chuck Norris, vite je commente !


Quelques trucs à savoir sur les zombies

Pondu le 18 mai 2010 - 14 commentaires

Le Zombie est un sujet passionnant, c’est un fait. Tout le monde sait ce qu’est un zombie, à savoir un mort-vivant qui ne pense qu’à bouffer les humains.

Oui les zombies font caca. Rarement sur des toilettes toutefois.

Les zombies tirent leur origine d’une pratique vaudou qui consiste à donner une super drogue à un mec qu’on enterre, qu’on déterre 24h plus tard et à qui on file d’autres drogues pour en faire un esclave aussi intelligent qu’une morue séchée (faut quand même être un sorcier vaudou 3è dan pour ça). Le pourcentage de réussite de cette opération dépend essentiellement de la résistance du gars à la première drogue, parce qu’ensuite entre le manque d’oxygénation du cerveau plus le traumatisme de tout ça la partie « lavage de cerveau » est relativement aisée. Le folklore occidental est assez bien fourni lui aussi en la matière puisqu’au moyen-âge et avant on ne voyait pas les fantômes comme des gentils Casper mais plutôt comme des cadavres réanimés. On laissait parfois des gourdins au chevet des morts afin de pouvoir les assommer s’ils se relevaient (le diagnostique vital étant alors assez peu fiable, ça pouvait arriver). La Bible, livre qui ne rigole pas, comporte même le premier zombie célèbre : le dénommé Lazare (c’est au chapitre 11 de l’évangile de Jean) qui fut ressuscité par le fiston de Dieu. On pourrait supposer que le deuxième était du coup Jésus himself, mais les illustrations en vigueur depuis cet évènement montrent clairement qu’il était loin d’avoir le style putréfactif classique des morts-vivants. Il n’entre donc pas dans la catégorie des zombies. Revenons au zombie de base, celui que tout le monde peut reconnaître du premier coup d’oeil.

1- Comment ça fonctionne un zombie ?

Disons-le tout net, les zombies sont des aberrations biologiques et c’est pourquoi on risque assez peu d’assister à une pandémie zombiale. Si on s’en tient au folklore, le zombie ne respire pas, son coeur ne bat pas, il est tout ce qu’il y a de plus mort. Sauf qu’il peut se déplacer, manger, baver et faire * aeugh, aeugh * . De plus, la seule façon de tuer un mort-vivant est de détruire son cerveau. Si on touche d’autres organes plutôt vitaux comme le coeur, les poumons, etc. ça ne l’arrête pas. Et surtout, un zombie peut vivre (si on peut dire ça) pendant des années avant de tomber de putréfaction. Le zombie a tout le temps faim, et il a apparemment une nette préférence pour ses anciens congénères. Le sang de zombie est très épais et très sombre. Le zombie ne ressent pas la douleur ni d’autres sensations que la faim.

Notre avis : Il semble hautement improbable que les organes vitaux ne fonctionnent pas chez un zombie. Pour se mouvoir les muscles doivent avoir accès à de l’oxygène, qui sera forcément respiré et acheminé par le sang. Donc le cœur et les poumons doivent fonctionner. De plus essayez donc de faire *aeugh aeugh* sans expirer, c’est impossible. De plus sans apports nutritifs un zombie ne tiendrait jamais des années debout, ce serait la décomposition complète en quelques semaines.

2- Comment on devient un zombie ?

La cause la plus fréquente est d’attraper un virus super véloce qui se transmet uniquement par le sang. Le virus commence par tuer son hôte, puis il le réanime et en fait un porteur malsain. Contrairement aux vampires qui le choppent à cause d’une chauve-souris ou aux loups-garous à cause d’un loup, ou encore aux lapins-garous à cause d’un lapin, le virus du zombie est souvent une catastrophe engendrée par l’homme.

Notre avis : Evitez les morsures entre amis, le partage de seringues et les transfusions sanguines dans les pays émergents. Faites gaffe aux piqûres d’insectes ou aux projections de sang quand vous tuez un zombie. Il reste la possibilité que vous soyez naturellement immunisé contre ce virus, car comme pour tout virus il existera des gens sur qui il n’a pas d’effet.

3- ça ressemble à quoi un zombie ?

Le zombie de base est un col-blanc (c’est à dire un jeune cadre dynamique) issu d’un milieu urbain. Il porte souvent ses habits de travail mais de façon négligée. Il est un peu abîmé par la décomposition, il a quelques traces de morsure et il a un teint blafard. Il a parfois un membre manquant, comme un bras ou un œil. Le mort-vivant a un regard de poisson mort, tout vitreux avec de gros yeux globuleux enfoncés dans des orbites agrandies. Il pousse des gémissements et des râles rauques. Il a souvent de multiples contusions ou entailles dues à son manque d’attention quand il se cogne dans des meubles ou qu’il brise des vitres. Enfin le zombie est souvent boîteux.

Notre avis : La tenue vestimentaire du zombie communément acceptée, c’est n’importe quoi. La plupart des gens infectés vont d’abord rentrer chez eux et se mettre au lit, aller à l’hôpital ou finir à la morgue en attente d’autopsie. Ils seront donc en pyjama ou tout nu. Les gens infectés suivants seront leurs familles, les personnels hospitaliers et les forces de police, puis l’armée et pour finir tout le monde. Donc oui dans le tas il y aura forcément des gens en costard, mais ce ne sera pas le cas de la majorité des morts-vivants. Il y a fort à parier que beaucoup de zombies seront en lambeaux, puisqu’ils auront été littéralement dévorés par leurs prédécesseurs. Ils seront donc pour la plupart très abîmés.

4- Comment on tue un zombie ?

La seule vraie façon de faire, c’est de viser la tête. Vous pouvez lui tirer dessus, lui enfoncer un objet dans le crâne, lui briser les vertèbres, le décapiter ou le scalper. Vous pouvez aussi lui enfoncer l’arête du nez dans l’intérieur du crâne, opération réalisable à main nue en cas d’urgence. Brûler un zombie peut s’avérer payant, mais ça ne va pas l’arrêter immédiatement et à part pour s’amuser cette méthode n’a aucun intérêt. En fait le truc pénible avec le zombie c’est qu’il ne s’arrêtera pas pour un petit bobo, ni même pour un gros. Tant que son corps le lui permettra il essaiera de vous bouffer.

Notre avis : visez la tête au cas où, même s’il est invraisemblable que des dégâts occasionnés sur d’autres parties du corps ne finissent pas par être fatals. N’hésitez pas à doubler la dose, mieux vaut s’assurer qu’il est bien mort et plus du tout vivant.

5- Comment s’en sortir en cas de morsure ?

Les règles sont très strictes sur ce sujet : vous finirez fatalement par devenir un mort-vivant. La solution la plus classe est de tuer un maximum de zombies avant de vous faire sauter la cervelle. La solution moins classe mais classe quand même est de vous faire sauter la cervelle. La solution la plus répandue est d’attendre en pleurnichant que le virus s’active en vous et vous transforme en zombie. La solution la plus répandue et la moins classe est d’attendre en pleurnichant que le virus s’active et de ne rien dire aux rescapés qui sont avec vous. Zombie surprise !

Notre avis : Vous êtes foutu, sauf cas rare d’immunité naturelle. Nous vous conseillons d’attendre le dernier moment pour prendre une décision, mais il vaut mieux prévenir les humains rescapés autour de vous afin qu’ils ne soient pas trop surpris lorsque vous essaierez de les bouffer.

6- Comment survivre dans un territoire plein de zombies ?

Il vous faut rejoindre un groupe de rescapés, les chances de survie sont bien supérieures. Mais attention : plus le groupe est grand, plus il attire de zombies. Le nombre idéal semble se situer entre 4 et 6 personnes. Ensuite c’est facile, il suffit de faire comme au moyen-âge : on se retranche dans une forteresse en espérant qu’aucun de vos colocataires n’a eu l’indélicatesse de se faire mordre avant de s’y enfermer avec vous. Cette forteresse peut être un supermarché bien barricadé, un vieux bunker, une maison avec mur d’enceinte, etc. Il semble que d’un commun accord un grillage solide suffise à arrêter une horde de zombies. N’oubliez pas de prendre des armes, de la bouffe, de l’eau et un guide de survie, ça peut aider. Choisissez bien vos alliés : un fermier aura plus de chances de survie qu’un vendeur de téléphones portables par exemple. Il va vous falloir faire des trucs pas joli-joli, comme de sacrifier les plus faibles pour assurer la survie du groupe, voler, se prostituer, mentir, etc. D’un autre côté n’hésitez pas à porter assistance aux autres, ça peut être payant plus tard. Vous pouvez aussi vous la jouer héros solitaire, mais on finit vite par s’emmerder et devenir fou.

Notre avis : Vous devriez dès à présent jouer au jeu de plateau Zombies, qui vous permettra d’acquérir d’excellentes stratégies d’alliances et de trahisons. La plupart des média traitant des zombies insistent bien sur le fait que le danger vient plus fréquemment des humains survivants que des morts-vivants. Dans tous les cas choisissez bien vos nouveaux amis et misez tout sur votre paranoïa naturelle. L’idéal est de vous coller aux basques des militaires gradés, car vous pouvez être sûr qu’eux feront tout pour survivre et qu’ils ont des hommes à sacrifier pour cela.

7- Les animaux peuvent-ils être infectés ?

A priori non, mais la saga Resident Evil propose tout de même des chiens zombies1. Il est communément admis que les animaux qui sont infectés par le virus meurent mais ne se réaniment pas. De toute façon les zombies préfèrent les humains qui ont un meilleur goût à leurs yeux (quand il leur en restent).

Notre avis : Comme les humains peuvent chopper des virus venant des volailles ou des porcs, on peut supposer qu’un virus pourrait être un peu plus universel que la seule contamination humaine. De toute façon comme le virus se transmet par le sang, méfiez-vous des puces, tiques, moustiques, pous, morpions… De même les animaux domestiques rendus à l’état sauvage vont rapidement constituer un problème, surtout quand ils auront pigé que le zombie est un truc toxique et que la seule nourriture comestible dans le coin c’est vous. Je ne parle pas des vaches, chevaux, cochons etc. qui devraient être copieusement chassés par les zombies pour qui un morceau de viande est un morceau de viande, peut importe son origine (Je vous conseille les réflexions sur le sujet de Boulet) . Ce qui soulève des problèmes intéressants : un être végétarien peut-il devenir carnivore suite à une infection zombie ? Quid des alter-mondialistes écolos et végétaliens ? Qui est le plus balèze entre un éléphant zombie et un rhinocéros zombie ?

8- Comment se préparer à une pandémie zombiale ?

Faites des réserves de nourriture, construisez un abri anti-atomique, ayez des armes chez vous et inscrivez-vous aux stages de survie en milieu hostile. Dans l’idéal engagez-vous dans la légion étrangère, ça devrait vous donner de bonnes bases. Espionnez vos voisins, méfiez-vous des journaux télévisés, seul l’Internet underground raconte la vérité. En fait il vous faut deux choses : des armes et un pickup.

Notre avis : il existe une foultitude d’ouvrages (films, livres, jeux…) qui vous éclaireront sur le sujet. Retenez surtout qu’il est hautement improbable qu’une telle pandémie survienne, surtout tant que Roselyne Bachelot sera ministre de la Santé. Ensuite…

D’autres avis et ressources sur le sujet super intéressant des Zombies :

– LE livre recommandé, pas seulement parce qu’il a un style narratif totalement génial mais aussi parce qu’on apprend des tas de trucs sur les zombies et les humains rescapés : World War Z de Max Brooks. Il a également pondu deux autres bouquins sur le sujet.

– La filmographie de George Romero, le maître du film de zombies. Brain Dead également, de Peter Jackson2

– Le très sympathique Zombieland, qui malgré le fait que les zombies y sont capables de courir (ce qui est curieux pour un truc qui possède un système nerveux en décomposition) est un divertissement qui mérite qu’on s’y arrête (et puis ça fait presque pas peur donc c’est bien).

– Shaun of the Dead, une comédie romantique en pleine invasion zombie. Bon c’est assez comique mais moyennement romantique en fait. Les zombies se laissent leurrer si on les imite et ils sont affreusement lents. La fin est un très bon contrepied aux critiques capitalistes du sieur Romero. (Je mets surtout ce film pour faire plaisir à Frangin) – L’univers de Resident Evil, bien que leur délire de mutants soit grotesque.

– Une planche de Boulet sur le sujet, qui pense qu’être un geek suffit.

– Si vous souhaitez vous tourner du côté obscur, vous pouvez participer à des Zombie Walk (en), qui sont des rassemblements de gens déguisés en zombies.

– Un concours régulier de zombifiage de célébrités sur Worth1000.com.

– Les zombies expliqués aux enfants : Les Schtroumpfs Noirs de Peyo (Merci à Jocelyn)

Maj du furet farceur :
– Rencontrer l’âme soeur quand on est un zombie : ZombieHarmony


  1. Mad Zombies met en scène pour sa part des vaches zombies, ce qui est cool. 

  2. Ce film est à voir surtout pour la scène de massacre de zombie par tondeuse à gazon. 

Je connais personnellement Chuck Norris, vite je commente !