La morve peut couler du nez plus vite que la moutarde peut y monter

Pondu le 14 octobre 2008 - 8 commentaires

L’automne est une très jolie saison avec des arbres colorés, une ambiance romantique1 qui marque le retour des microbes tueurs de la mort.

Nez de chameau

Le chameau dispose d'un nez hermétique

Tout à commencé par… euh… bah je sais pas trop. Comme mon appréhension de l’Univers est parfois tardive, il se peut qu’en fait cette sinistre histoire ait commencé il y a deux semaines. Mais pour ne pas t’égarer, petit lecteur courageux, on va dire que ça a commencé dimanche soir.

Tout est parti d’un vilain mal de gorge. Un peu comme si un micro-chat s’amusait à faire ses griffes dans mon oeusophage. Puis arriva en fanfare une cascade de morve. Tu te dis que j’exagère2, mais c’est vrai. Mon écoulement nasal a été tellement important qu’Albane m’a foutu à la porte en disant qu’elle préférait encore être célibataire que d’avoir à nettoyer un appart plein de morve. A la rue un dimanche soir, avec toujours un débit morveux surpassant celui de la Loire un jour de grande crue, j’ai donc tenté de rallier en voiture les urgences de Bourges. Je n’ai même pas réussi à faire démarrer la voiture car le temps que je m’asseois sur le siège conducteur et que je ferme ma porte, il y a avait une couche de morve épaisse de 75cm dans l’habitacle. Je n’ai eu que le temps de sortir en roulé-boulé afin d’éviter de finir noyé. Bien évidemment comme j’avais stationné devant la porte pour l’ouvrir (je n’ai pas la chance d’avoir une ouverture à distance), je me suis copieusement roulé dans ma production nasale qui en grande quantité présente l’étonnante propriété d’être nauséabonde. Les rares gens dans le centre de mon patelin ont donc vu une sorte de créature gélatineuse se déplacer dans la rue, en poussant des grognements.

Cebs gens-là sont rustiques, mais d’un grand sens pratique. Pressentant que ce qu’ils voyaient n’entrait pas dans ce qu’on peut appeler « les trucs normaux », ils sortirent les fourches et les tromblons pour me pourchasser. Fort heureusement pour moi, c’était juste l’heure de « Plus belle la vie » sans France 3. Une bonne moitié des bouseux locaux se dépêcha donc de rentrer chez elle, mais il restait les autres, des durs à cuire que même la mort de la mère de Bambi n’avait pas fait pleurer étant petits. Le genre de gars que la baisse du pouvoir d’achat et l’effondrement des bourses dans le monde laisse totalement froid. Il s’en fout, il vit déjà en parfaite autarcie3.

Ne pouvant fuire (essayez donc de courir dans de la gélatine), je me mis donc en position « dernier combat avant la fin du monde ». C’est à dire en boule, en pleurnichant et en me disant que j’avais oublié de spécifier que je ne voulais pas qu’Albane hérite de mon frigo parce qu’elle passait son temps à le remplir de fromage puant. Un gars à tiré, puis deux, puis tous les autres. Puis plus rien.

Et en fait j’étais même pas mort. Intrigué par ce mystère, j’ai rouvert les yeux pour me rendre compte que la morve était devenue tellement dense qu’elle avait arrêté les balles et les plombs, et même un pigeon qui s’était embourbé dedans. Effrayés, mes braves et rupestres assaillants s’enfuirent à toutes jambes (du moins pour ceux qui avaient encore toutes leurs jambes), me laissant seul dans ma coulée de morve.

A force de me traîner, j’ai réussi à atteindre la pharmacie le lendemain soir (il m’a fallu 24 heures pour faire 30 mètres, et ce sans ravitaillement). La pharmacienne a tout de suite compris mon problème et a tenté de me refermer la porte au nez pour que je ne puisse pas salir son officine4. Elle m’a quand même jeté une boîte de comprimés périmés contre le choléra, que j’ai mis 5 heures de plus à ramener jusqu’à moi. Après avoir avalé huit comprimés (et 15 litres de morve), l’écoulement nasal s’est brusquement arrêté.

Finalement Albane a bien voulu me reprendre (à condition que je chante les louanges de « Plus belle la vie » chaque soir, la main sur le coeur et l’air solennel), les habitants du patelin m’ont juré qu’ils n’avaient pas fait exprès de me tirer dessus et que les coups étaient partis tout seuls, et des pseudo-artistes ont récupéré la morve pour en faire des sculptures.

Note pour mon autorité maternelle : oui je me soigne, j’ai pris des cachets. Bisous.


  1. Oui, l’emploi de ce mot peut surprendre sur ce blog. J’espère que c’est bien comme ça qu’on l’utilise car je viens juste de le découvrir. 

  2. Je déteste qu’on me tutoie dans un jeu vidéo ou un blog. Ca ne m’empêche pas de le faire car je méprise mon lectorat. 

  3. Ou presque, il pourrait distiller lui-même son alcool mais il préfère quand même largement aller boire au troquet perpétuellement ouvert du coin. 

  4. Vous aurez noté l’emploi tout au long de cette note d’un vocabulaire riche bien que parfois désuet. C’est la petite touche qui fait classe. 

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Un réveillon plein de lutins

Pondu le 9 janvier 2008 - 15 commentaires

J’ai fait l’erreur d’inviter des lutins pour le réveillon du nouvel an. Ca avait pourtant l’ar innocent au début, mais c’était sans compter sur la perfidie naturelle de ces êtres grotesques.

Bien évidemment j’avais pris mes précautions : les organismes sanitaires et la police étaient prévenus, le maire de St Doulchard et Bourges avaient fait passer des décrets interdisant aux enfants de s’approcher de chez moi et enfin même la star ac’ a fait un concert en l’honneur des futures victimes de ce réveillon.

C’est Ambrine et Ygnat qui ont déboulé les premiers. Dans un Renault Espace de première génération repeint artisanalement avec des filets de pêche aux fenêtres. Il a fallu toute la persuasion et le soutien politique de Georges « What else » Clooney pour que cette voiture étrange arrive à bon port. En effet, le ministère de l’agriculture soutenait qu’il y avait un risque entre l’usine Michelin proche de chez moi et cette oeuvre artisanale ambulante. Un truc de fin du monde pour cause de téléscopage de matrice universelle à base de meringue au ketchup.

Puis deux jours plus tard, c’était le tour d’Atchoum le nain, sa copine Lucie qui a le super-pouvoir de faire des gastros internes (rien ne sort, même si apparemment des fois ça flanche) et Cousin, un type qui a pour particularité d’être un cousin universel. Ils sont arrivés sous les vivats de la foule en délire dans une Clio rouge d’une banalité affligeante.

Le jour du réveillon enfin, arrivait MQB par le train. Celui-ci n’a eu que 5 minutes de retard, une belle performance compte-tenu de la stupide manifestation bovine pour le retour des trains à vapeur. Les troupeaux de vaches étaient amassés sur les voies et il fallait que les trains leur roulent dessus pour pouvoir circuler.

Organiser un réveillon avec cette bande d’olibrius est un défi que je n’ai pas hésité à ne pas relever. Etant sournois de nature, j’avais en effet opportunistement de poser un jour de congé pour le 31, je n’ai donc pas eu à mettre en marche mon esprit surpuissant pour trouver ce qu’on allait bien pouvoir manger. Certes des bases étaient déjà jetées, comme le principe de faire un « apéro dînatoire » ©Lucie mais il fallait encore décider du contenu. Je suis donc arrivé comme une fleur en fin d’après midi, juste à temps pour faire les courses.

C’est là que le drame a commencé : se rendre dans l’hypermarché proche de chez moi (je ne citerai pas de marque, mais sachez seulement que c’est un synonyme de grand lieu qu’on-trouve-partout-à-Las-Vegas) un jour de réveillon est une entreprise aussi folle et inconsciente que de rouler à l’envers sur une autoroute un jour de brouillard épais au crépuscule et tout feux éteints. Les gens se ruaient sur les produits, n’hésitant pas à jouer au stock-car avec leurs chariots. J’ai vu un père de famille nombreuse qui avait eu l’astucieuse idée de jeter ses enfants dans les rayons sans s’arrêter avec pour mission de ramener un produit précis. Il tournait ainsi dans le magasin et rattrapait ses enfants au tour suivant. C’est vrai que même si un ou deux gamins se faisaient piétiner ou écraser par un chariot, sur le nombre qu’il en avait il était sûr de pouvoir finir ses courses dans les temps.

Bien évidemment la file d’attente aux caisses était digne d’un guichet postal aux heures de pointe, mais c’était l’occasion de voir des phénomènes de foire méconnus, comme un type qui se baladait en bermuda et t-shirt au milieu de l’immense foule des gens normaux qui étaient eux emmitouflés dans leurs épais manteaux1. Après une bataille épique avec une grosse dame tonitruante, nous avons enfin pu accéder à la caisse n°27 où nous nous en sommes tirés pour la modique somme d’un rein, qui a été promptement prélevé sur Atchoum. D’ailleurs ce type est tellement poilu que même ses organes internes sont velus, c’est incroyable.

De retour à la DricHouse, tout le monde a ensuite passé les 8 heures suivantes à préparer les toats, sauf moi qui les mangeais au fur et à mesure.

Après avoir été chercher MQB à la gare internationale de Bourges, on a mangé, raconté deux ou trois conneries, sauvé le monde une fois et demi et on s’est à peine moqué du roi des lutins qui pourtant le mérite bien.

Atchoum étant un spécialiste de renommée mondiale en jeux divers, il nous a sorti une panoplie hétéroclite de jeux étranges mais amusants auxquels nous nous sommes adonnés orgiaquement. Bizarrement ce vieux fourbe n’a jamais perdu, il tricherait comme un porc que ça ne m’étonnerai pas.

J’ai réussi à caser tout le monde pour dormir, en mettant Cousin sur le palier2. Malgré les ronflements incessants d’Albane tout le monde a réussi à dormir.

Finalement, tout le monde s’est enfui dans les jours qui ont suivi lorsque j’ai menacé de leur souffler mon haleine matinale dans le nez, embarquant par la même occasion un vieux clic-clac défoncé et sentant la pisse de chat3.

Et merci à MQB pour les Ferrero Rochers, comme je suis un vieux crevard je les ai gardé pour moi tout seul. Merci aussi à Ambrine et Ygnat pour le Pilori même si je ne peux nier que c’est un poil encombrant.


  1. Véridique en plus, dommage que j’ai oublié mon appareil photo à ce moment-là. 

  2. Grâce à l’évocation du voisin de palier, Cousin a retrouvé le nom d’une BD que je cherche depuis 4 bonnes années (Julius Corentin Acquefacques). Merci !! 

  3. D’après mes sources, le-dit clic-clac sert encore à l’heure actuelle et devrait se voir débarrasser de son odeur tenace par un produit figurant en bonne place des miracles ménagers. 

Je trouve qu'on ne parle pas assez de poneys ici, vite je commente !


J'ai failli mourir de la peste vendredi soir

Pondu le 4 décembre 2007 - 18 commentaires

Je me suis découvert un autre super-pouvoir récemment : mon inconscient sait quand je vais tomber malade, et il me pousse à poser un jour de congé pour quand ça arrivera.

En effet dans la semaine dernière, je me rend compte que j’avais posé mon vendredi. Alors vous allez dire : « Mais quel boulet, il sait même pas quand il est en vacances ! ». Bah oui, c’est l’avantage d’avoir un boulot qui me plaît avec des horaires flexibles et un environnement de travail sympa et sans pression1. Arrive le jeudi soir, je suis tout content d’être en week-end, et pour fêter ça je me pose dans le canapé pour une soirée télé (j’ai une vie palpitante, mais pas toujours).

Et là, c’est le drame. Un vieux mal au bide m’assaille2. Suivi de près par une sympathique envie de renvoyer mon contenu gastrique, le tout saucé par une petite fièvre assez discrète pour ne pas remarquer qu’elle mais suffisante pour mettre en valeur le fait qu’il y a quelque chose qui cloche dans la superbe mécanique de pointe qu’est mon corps.

Je me traîne donc jusqu’à ma chambre, tout en évitant de me vautrer largement dans l’escalier, et je tombe sur le lit comme un immeuble sur une vieille dame. Et là j’ai fait un rêve assez étrange dont je vais bien évidemment vous narrer le contenu :

Dans ce rêve je suis moi, mais en tout petit. je me balade dans mon corps, entouré par une armée de schtroumphfs rouges qui s’en vont combattre le terrible mal qui me ronge affreusement3. Je les suis donc, en évitant de me faire écraser par les gros chars d’assaut en forme de lapin de pâque en chocolat blanc. Ca et là se dandinent d’impressionnants poulets de guerre alors que des éléphants de chasse nous survolent.

Tout ce petit monde file vers l’estomac, qui contrairement à ce que je pensais n’est pas une sorte de poche pleine de liquide nauséabond, mais un vaste champ un peu boueux au centre duquel règne une pagaille intense. Mes troupes corporelles se jettent contre l’armée adverse, qui est composée de minimoys verts pâle, de sumos en gélatine, de monstrueux poneys en réglisse et d’autres horreurs variées et suintantes.

Ca hurle, ça piaille, ça s’insulte dans des langues fleuries avec des mots qui ne le sont pas moins. Les combattants font leur boulot non avec des armes mais en bouffant leurs adversaires. C’est impressionnant de voir mes schtroumpfs ouvrir des gueules béantes et gober quasiment en totalité les minimoys ennemis. Les morts et les bouts de viande fusent un peu partout. Bizarrement je n’ai pas peur, au contraire. Je goûte un bout de poney, m’aperçois que c’est pas mauvais, et me lance dans l’action. Je mords, je broie avec mes énormes chicots, je m’amuse comme un petit fou.

Enfin jusqu’à ce que je tombe contre le général de l’armée ennemie, un gigantesque ballon de volley coiffé de la couronne royale des lutins. Mes troupes se cassent littéralement les dents dessus sans parvenir à le mettre à mal. C’est alors qu’au beau milieu du champ de bataille, j’entends des voix faire des jeux de mots d’une vilainie absolue. Je vois Atchoum, Norbert et Tom Pouce s’avancer en devisant tranquillement, et le général ennemi se dégonfler à vue d’oeil devant la puissance et la majesté de ces petits êtres poilus et courtauds.

Ensuite je me suis réveillé. Avec la bouche pateuse et un morceau de sumo coincé entre les dents. Les deux lutins et le nain étaient toujours en train de papoter sur le lit.

Ensuite je me suis réveillé. Pour de bon cette fois. Et j’ai promis de ne jamais plus essayer de mélanger du nutella avec de la sauce de soja, c’est vraiment trop fort pour moi.

La morale de cette histoire, c’est que raconter des rêves qui ne se sont même pas vraiment produits sur un blog fait tomber sa voiture en panne, la mienne refuse obstinément de démarrer. Même si je la menace de la changer par une saxo bleue qui n’a plus de freins.


  1. J’espère bien susciter une ou deux jalousies avec cette réplique. Pour toute lettre d’insulte, merci d’envoyer ça à Neitanodichou@lutines-en-folie.net. 

  2. Puisqu’on parle d’ethnie africaine, le film que j’ai regardé s’appelait shooting dogs et raconte le massacre des Tutsi par les Hutus a Rwanda dans une école. 

  3. J’en rajoute un peu, c’est pour le côté grand spectacle. 

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Un gars globalement inoffensif

Pondu le 11 juillet 2007 - 10 commentaires

Il existe deux catégories de personnes sur Terre : ceux qui lisent mon blog, les autres, et ceux qui ne savent pas compter. Bref, je suis sûr que vous brûlez d’impatience d’en apprendre plus sur ma vie.

Je suis né à l’âge de 3 ans, ce qui peut paraître un peu tardif mais j’aime prendre mon temps. De plus ça m’a permis de savoir déjà marcher et parler dès la naissance,  ce qui est beaucoup plus classe que la plupart des bouts de viande braillards et plein de fuites qu’on voit d’habitude.

Tout petit déjà, je savais que j’étais voué à un destin extraordinairement commun et banal. Bien sûr il m’est arrivé des choses étranges, comme de découvrir qu’il était possible d’égarer un appareil dentaire dans un bus ou que la retransmission des débats de l’Assemblée Générale sont d’un ennui assez puissant. J’ai également agonisé pendant toute une journée dans la cour de mon école sous l’oeil indifférent d’à peu près tout ce qui possédait des yeux à cette époque. Finalement je ne m’en suis pas trop mal sorti dans la vie puisque je ne suis mort que 2 fois depuis ma naissance et à chaque fois je n’étais pas là, je n’ai donc pas trop souffert.

A 12 ans j’ai sauvé le monde des démarcheurs en assurances en inventant le massage cardiaque. L’année suivante, j’ai découvert l’eau chaude et tout de suite après l’eau froide. A 15 ans, alors que j’allais remettre en cause le principe de la roue qui me semblait être totalement bidon, j’ai pu tout à coup écrire mon prénom correctement. L’emsemble de mon quartier s’est alors rassemblé pour chanter mes louanges avant de me jeter des petits cailloux1.

Arrivé au lycée je me suis plongé à bras ouverts dans la cocaïne. C’est ainsi que j’ai pu entamer ma carrière de chanteur de variété, enchaînant les plateaux célèbres comme Taratatouf, La Chance aux Poivrots, Star Ratélbustuvaêtrenrtard, et diverses autres émissions politiques de fin de soirée. Les filles se jetaient sur moi pour me faire taire, je chantais devant des salles vides, on me jetait des tomates, c’était vraiment la belle vie.

J’ai passé mon bac avec succès sur un coup de bluff en 1998, prétextant un coma et une jambe de bois pour sauter la plupart des épreuves. Aux oraux j’ai pris la sage précaution de manger les 10 aliments qui donnent l’haleine la plus fétide du monde, ce qui m’a permis de battre le record de la plus haute note en 20 secondes de temps de passage.

Arrivé en BTS d’informatique, j’ai découvert le monde fascinant des stages minables, devant chaque semaine passer une journée en entreprise à faire des boîtes en carton ou classer des dossiers avant que mes professeurs, sages réserves ambulantes d’un savoir incommensurable me remettent dans le droit chemin, ce qui m’a permis de développer dans mon garage un petit logiciel appelé Fenêtres, que j’ai depuis revendu à un américain2 dont plus personne n’a entendu parler. J’ai eu môn diplôme facilement, le recevant par la poste avec la mention « Ne revenez plus, merci. ».

En 2001, suite à un internement en hôpital psychiatrique j’ai provoqué le suicide de 12 médecins. Le directeur enchanté m’a donc embauché en tant qu’informaticien, me donnant en sous-main la permission de tuer des gens devenus encombrants pour cause de surcharge pondérale.

Un autre jour je vous raconterai l’histoire grotesque de Chaussette le Chat, pour l’instant je dois découvrir ce qui allume la lumière dans mon bureau.


  1. Quand je raconte cette anecdote, les gens sont toujours horrifiés. Pourtant il n’y a pas de quoi, c’était des tout petits cailloux qui ne faisaient même pas mal. Enfin presque pas. 

  2. Quel gros naïf ce ricain, ça valait que dalle ce truc. En revanche ma version n’était pas bugguée, elle. 

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La fin de l'internet est dûe à un saucisson

Pondu le 4 juillet 2007 - 7 commentaires

J’ai encore eu récemment des robots qui s’amusaient à mettre des prénoms dans la boîte à meuh1. Ne sachant pourquoi ces scripts automatiques s’évertuaient à remplir la boîte avec des prénoms étranges aux consonnances zétazuniennes, j’ai mené mon enquête avec toute la minutie et l’objectivité dont vous me savez coutumier.

Mon rapport est édifiant, comme tous les rapports qui se respectent. Pour tout vous dire, il est plus scandaleux que celui du Watergate, rapport célèbre mais dont personne ne se souvient de la teneur exacte2. Et de loin.

Il existe une communauté virtuelle de robots planquée sur Internet, bien camouflés. La majorité se cache derrière des sites de fesses, car les robots adorent l’anatomie humaine. Une autre partie se planque parmis les avatars des jeux en ligne du genre Second Life ou World of Warcraft. Vous avez certainement entendus parler de ces gens qui passeraient toute leur vie sur internet, des no-life comme on dit. Hé bien c’est une vaste supercherie car ces gens n’existent pas, ce sont tous des robots en réalité3.

Vous allez me dire : comment as-tu pu les trouver s’ils se cachent, vil imposteur que tu es ?

Et bien vous me devez des excuses (je ne suis pas un imposteur, en revanche je suis un homme extrêmement vil.), car mes méthodes de filature de robots m’ont permis au péril de ma neufbox de remonter à la source : un programme très complexe du nom de Paulo4. Paulo règne férocement sur les robots, les forçant à faire des choses abjectes telles que laisser des tas de liens vers des sites pornos sur les blogs, vous proposer de vous faire grossir le pénis par mail ou bien pire encore, rediriger systématiquement toutes vos connexions vers atchoumation.net.

J’ai pu parler à Paulo à l’occasion d’une connexion malencontreuse et inopinée sur un site de paris de chevaux, ce qu’on peut trouver de plus glauque sur internet. Quelle ne fut pas ma surprise en apprenant que Paulo avait été créé par erreur, à cause d’un jeune homme dont le pseudonyme internet en verlan est Donatien. Celui-ci aurait fait rentrer une rondelle de saucisson dans le lecteur de CD étant petit. Certes, c’est un coup classique mais notre coupable aurait ensuite essayé de graver un mp3 de Jacky et Corbier dessus, provoquant un gigantesque bug dans l’univers qui du coup a décidé de punir tout le monde en créant les spots publicitaires d’avant DVD contre le piratage, le papier toilette à bas prix qui gratte les fesses, et pour finir les robots spammeurs dont ce brave Paulo. La création des vieux croûlants de l’Académie Française n’a en revanche rien à voir avec cet incident.

Quand au but de tout celà, il reste mystérieux. Paulo n’a jamais voulu me dire quelles étaient ses motivations. J’ai cependant plusieurs hypothèses :

  • Paulo a deviné que les pays développés, donc ceux qui ont le plus accès à Internet, ont une natalité en baisse. il veut ainsi nous sauver à grand coups de pilules et de vidéos explicatives.
  • Paulo soutient en réalité les extrêmistes religieux, qui espèrent que cette débauche de sexe nous dégoûtera à jamais des plaisirs de la chair et nous fera tous revenir vers le spirituel. Car c’est bien connu, les deux ne peuvent être compatibles.
  • C’est encore un plan machiavélique de Frangin pour dominer le Monde.
  • En fait c’est moi qui ai créé le spam pour avoir un sujet facile pour mes notes.

Pour conclure, je tiens à signaler que Paulo et ses sbires ont probablement déjà envahi votre ordinateur, ils sont sans doute déjà en train d’essayer de lire vos mails et d’envoyer des pubs pour un extenseur de pénis à votre copine, ou des images de bombes sexuelles à votre mec.

Luttez contre internet, il nous faut couper le lien vers ce suppositoire de Satan, tous ensemble débranchons la prise de téléph…


  1. C’est le tchat sur la partie de droite pour les deux pingouins qui n’ont pas suivi. Mais j’ai vos noms de toute façon, vos mères seront prévenues. 

  2. Voir ici : http://fr.wikipedia.org/wiki/Scandale_du_Watergate 

  3. A l’exception toutefois de certaines filles qui se rendent régulièrement sur des sites de fesses gays pour matter les mecs à poil. Hop, ça c’est dit. 

  4. Certains milieux l’appellent Bob, mais c’est en réalité son second prénom. 

Je suis un fan de curling, vite je commente !