Périple en Espagne

Pondu le 25 août 2008 - 6 commentaires

Je reprends le boulot aujourd’hui. Comme j’adore mon taf je suis assez peu contrarié de reprendre, en revanche revenir aux horaires complètement indécents de réveil me chagrine un peu, sans compter que ma source principale d’emmerdement nocturne était complètement déchaînée cette nuit (je veux bien sûr parler de Bigorneau le chat et non d’Albane). Ce stupide félin s’amuse à faire des bonds énormes pour venir attaquer mes pieds et me mordiller ensuite les orteils à travers la couette comme s’il s’agissait de saucisses cocktail.

Mais surtout je n’ai toujours pas raconté mes vacances en Espagne, un pays situé au sud de notre beau pays, et qui se distingue surtout par sa capacité à ignorer qu’il a une frontière commune avec la France.

Dimanche matin, 6h 7h trop tôt, après un réveil qu’on imagine plein d’entrain mais qui a en fait été à l’image de nos paupières assez lourd, mise en route du GPS, de la DricMobile et d’Albane. On peut partir, on a rien oublié.

Le trajet a duré 10 heures (pour 850km), surtout parce qu’on aime bien faire plein de pauses et que de toute façon on ne fait pas partie des gens pour qui perdre 10 minutes sur leur temps de trajet représente un sacrifice semblable à se faire enlever un poumon sans anésthésie.

Bien évidemment, au fur et à mesure que nous approchions du but, la température de l’air s’est élevée progressivement pour atteindre les 120°C à l’ombre de la DricMobile. Bien que celle-ci ait la climatisation, je préfère ne pas trop l’utiliser car elle n’a pas été refaite depuis 5 ans au moins et que je préfère encore avoir une clim qui pourrait marcher qu’une clim qui ne marchera plus jamais.

J’avais toujours pensé qu’en France nous étions les champions du péage autoroutier, mais en fait c’est presque pire en Espagne. Les prix au final sont peut-être un peu moins élevés, mais il y a beaucoup plus de péages (dont plusieurs à environ 2€). On a compté, il y en a à peu près 12 tous les 3kms, ce qui fait plus de péages le long des routes que de serveurs aimables dans la totalité des bars de Paris (et en même temps c’est pas super difficile de faire mieux).

Finalement le GPS nous a largué royalement à l’entrée du patelin d’arrivée (Sitges), alors que je lui avais bien stipulé de me conduire jusqu’au croisement le plus proche du camping. Après une recherche sur la carte de l’office de tourisme (fermé, évidemment) en compagnie d’autres français étant eux aussi équipé d’un GPS taquin, nous sommes finalement arrivé dans un camping dont les emplacements étaient tellement réduits que beaucoup de campeurs en tente avaient monté celle-ci sur la caravane du campeur d’à côté. Nous nous en foutions, de toute façon nous étions en bungalow. Les formalités pour pouvoir s’installer ont été réduites au minimum, heureusement que la fille à l’accueil parlait français sinon on serait encore à expliquer que non, nous ne sommes pas des vendeurs d’aspirateurs de table mais bien d’innocents touristes venus se détendre dans le pays voisin du nôtre.

Pour finir, on nous présenté notre bungalow qui était une petite cabane en bois fort sympathique, équipée d’un frigo très moyennement refroidissant mais qui en revanche dégageait beaucoup de chaleur1. Le bungalow comprenait de la saleté, un lit me permettant de faire dépasser largement mes pieds et obligeant à une promiscuité rapprochée avec ma voisine de chambrée (ce qui n’était pas désagréabe, sauf quand celle-ci avait la bonne idée de passer en mode « chauffage volcanique de la mort »), deux plaques au gaz (bien vu) dont une seule fonctionnait (moins bien vu), un ventilo qui fut notre meilleur ami tout le long du séjour et une petite terrasse très sympa.

Qand au voisinage, je vous en causerai une autre fois. A suivre donc…


Note : Tout au long du récit de ce périple, vous constaterez l’étendue de ma mauvaise foi et de ma forte propension à la râlerie si chère au caractère gaulois.  Malgré les cataclysmes qui vont se déverser sur nous dans les récits suivants, nous avons cependant passé de bonnes vacances, même si nous avons été légèrement déçus par rapport à nos attentes. Voilà qui est dit, et bien dit.


  1. Pour pouvoir refroidir à l’intérieur, les réfrigérateurs doivent en fait évacuer de la chaleur à l’extérieur. Lisez-donc ce lien qui vous permettra de vous ouvrir aux merveilles de la connaissance insoupçonnée de notre habitat moderne : réfrigérateur sur wikipédia

Je veux coucher avec Dric, vite je commente !


Bigorneau, un chat au nom débile

Pondu le 17 juin 2008 - 6 commentaires

Hier soir, branle-bas de combat pour aller chercher le petit Bigorneau. Je ne l’avais pas vu depuis sa naissance (et il était laid comme un pou à ce moment-là), et là on s’est retrouvé avec une adorable boule de poils surexcitée dès qu’elle se sent en confiance.

Bigorneau le chat – vidéo 1
Bigorneau le chat – vidéo 2
Bigorneau le chat – vidéo 3

Les vidéos parlent d’elles-même.

Et Chaussette le chat, déjà occupant des lieux ? Et bien comme d’habitude avec ce petit poltron, il s’est mis à cracher sur tout le monde et il se cloitre dans la chambre pendant que son minuscule alter-ego parade fièrement sur le canapé (celà dit Bigorneau n’est pas non plus un modèle de bravoure, c’est tout un cirque dès qu’on essaie de lui faire visiter d’autres pièces de l’appart).

Je mettrais d’autres photos dès que ce couillon d’appareil photo et mon pc auront décidé d’être compatibles de nouveau.

Je n'ai jamais lu un tel ramassis de conneries, vite je commente !


Picasso est un imposteur

Pondu le 22 mai 2008 - 9 commentaires

Hier je suis allé chercher ma nouvelle cuisine, soit quelques meubles en bois miteux payés avec un rein d’Albane (qui en avait en trop de toute façon).

Comme nous venons de déménager, on avait droit à une super offre avec camion prêté pour 24h à 1€, que je n’avais pas. J’ai eu beau mendier devant le dépôt pendant 2 heures, pas moyen d’obtenir cet euro certes symbolique mais néanmoins cruellement manquant. Heureusement, j’ai fini par remarquer un couple de petits vieux qui galéraient pour transporter un carton. Ni une ni deux, je leur propose de l’aide qu’il refusent bien évidemment (un petit vieux part toujours du principe qu’un type de moins de 40 ans est un agresseur en puissance, et accessoirement un p’tit con), ce qui m’a donné un excellent motif d’ameuter tout le monde en hurlant que les vieux c’était la plaie, qu’ils bouffaient nos retraites et qu’il nous emmerdaient à aller faire leurs courses aux heures de pointe. Les gens alentours ont accouru et se sont mis à frapper les petits vieux, ce qui m’a permis de leur faire les poches pour récupérer mon euro manquant. Pas de bol, ils n’avaient que des billets de 100€. J’ai donc dû promettre sur la tête d’Albane que je rapporterai un euro le lendemain au moment de rendre le camion.

Transporter les meubles en carton1 n’a posé aucun souci digne d’être relaté ici. Non, c’est plutôt le montage qui a posé problème :

Il a déjà fallu ouvrir les cartons, et c’est l’occasion de montrer une étonnante propriété physique de ces choses-là : alors que dès qu’on le frotte sur un mur, qu’on le pose un peu brusquement où qu’on le fait porter par des magasiniers le carton part en lambeaux, se déchire et prend un aspect tout défoncé, il est quasiment impossible de l’ouvrir à mains nues, nous avons eu recours à ce qu’on appelle dans le jargon des monteurs de meubles Ikéa à « l’attaque secrète et prodigieuse de la griffe du chat fou ». En gros le principe c’est d’exciter un chat pour qu’il déchiquète le carton en jouant avec2. Le principal inconvénient est qu’il faut arrêter le chat avant qu’il ne s’attaque au meuble proprement dit, le meilleur moyen étant de le plaquer au sol ou de lui envoyer un bon coup de matraque électrique. Ne faites pas comme nous, je maintenais le chat pendant qu’Albane tentait de l’électrocuter, et résultat j’ai pris les coups de jus moi aussi. Je crois même qu’à un moment c’est moi qu’elle a visé, mais j’ai pas de preuve…

Donc après avoir déballé les cartons, vient le grand moment où on a ouvert la notice de montage. Pourtant je m’étais conditionné, je savais que j’allais en chier et tout, mais je restais confiant état donné mon expérience en meubles Ikéa3. Mais rien ne pouvait me préparer à çà… Il fut un temps (béni) où on pouvait se moquer des notices en chinois ou en allemand, ce qui nous permettait d’excuser à grand renfort de mauvaise foi notre impuissance à pouvoir monter ces foutus meubles. Les fabricants l’ont bien compris, et maintenant ils n’hésitent plus à nous mettre face à nos responsabilités ! En effet il n’y a plus aucun texte, seulement des dessins de pièces certes numérotées sur le plan mais pas dans la réalité, ce qui n’a donc aucune autre utilité que de remplir un peu les schémas pour faire plus classe.

Nous avons donc respiré un grand coup, pris nos petits tournevis et entamés le montage d’un meuble. Deux heures et demi plus tard, après un combat acharné et beaucoup trop violent pour que je le relate ici, s’étalait devant nous un assemblage de bois ressemblant étrangement à une yourte miniature. En revanche, impossible d’y ranger quoi que ce soit étant donné qu’aucune surface n’était plane. Il a donc fallu tout démonter et tout remonter. Maintenant ça ressemble à un meuble, mais vu par Picasso. En effet, aucun côté n’est parallèle ou perpendiculaire à un autre. Vous l’aurez compris chers lecteurs4, les tableaux de ce peintre étaient une supercherie ! En réalité ce type ne savait pas plus monter des meubles que moi, et il a choisi de peindre sa détresse, rien d’autre. Quand je pense que les critiques du monde entier l’acclament pour son ingénieuse idée de déformer les perspectives… C’est honteux.


Note : Je tiens à préciser que ma cuisine n’est pas constituée de meubles Ikéa mais Conforama. La nuance est importante, si si. Aucun chat n’a été tué au cours de ce montage, et je tiens à signaler à ceux qui lisent mes notes par flux RSS qu’il ratent malheureusement toutes mes notes de bas de page. Ce qui est ballot.


  1. Qu’on se comprenne bien : les meubles sont en bois, mais emballés dans des cartons. Je préfère préciser étant donné que les dernières statistiques de fréquentation de mon blog ont montré que le QI moyen des visiteurs était inférieur à celui d’un poulpe culturellement développé, mais un poulpe quand même. 

  2. Ça marche aussi avec un enfant en bas âge. 

  3. Mon p’pa m’a d’ailleurs dit que je m’entraînais déjà étant petit, en faisant semblant de monter les meubles de mes parents. Comme quoi ça aurait pu devenir une vocation, mais j’ai bien étudié l’histoire des meubles en kit et personne n’est jamais devenu célèbre en tant que monteur. Aucun intérêt donc. 

  4. Je mets lecteurs au pluriel, c’est mieux pour mon ego. 

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Cons de chats

Pondu le 7 mars 2008 - 3 commentaires

Les chats, c’est la plaie. Ah ça c’est mignon, c’est calin et tout, mais qu’est-ce qu’ils sont pénibles. Et pour ceux comme Albane ou moi qui pensons avoir les chats les plus énervants au monde, voici un petit dessin animé qui rétablit la vérité : les chats sont extraordinairement pénibles, c’est dans leurs gènes.


Spéciale dédicace à Chaussette le Chat.

Les chiens c’est nul

Et un petit projet de t-shirt trouvé sur internet (j’ai plus le lien) qui s’il est commercialisé va trouver direct un acheteur en ma personne.

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Invasion en cours

Pondu le 4 février 2008 - 7 commentaires

Il m’en est arrivé une bien bonne ce week-end. Figurez-vous que j’étais là, tranquille chez moi avec ces cons de chats quand à coup on sonne à la porte. Intrigué mais confiant, j’ouvre et tombe nez-à-nez avec une petite brune chargée de valises et de sacs. J’étais prèt à lui claquer la porte au nez en disant que je n’étais pas intéressé par ses tapis, mais elle a forcé le passage en grognant que c’était lourd les sacs et que je pourrais l’aider. Vous imaginez bien mon désarroi, la demoiselle semblait visiblement me connaître.

Une fois entrée, elle a jeté un regard vaguement dégoûté tout autour d’elle avant de grogner que c’était pas très rangé, puis elle a viré les chats du canapé (les pauvres en étaient outrés) pour s’y vautrer, pendant que je restais l’air stupéfié et un peu idiot devant elle. Elle m’a fait vrer mes affaires de mon armoire pour y mettre les siennes et elle a même changé mon réveil1.

Sans vouloir me l’avouer complètement, je crois qu’une fille s’est installée chez moi…

Albane débarque


  1. J’y gagne au change celà dit, donc je ne vais pas me plaindre. Enfin pas trop. 

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